Amaury Vassili : "J'aimerais réaliser ce que Mireille Mathieu a réussi"

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Amaury Vassili : "J'aimerais réaliser ce que Mireille Mathieu a réussi"
Amaury Vassili
Amaury Vassili © Warner/Rodolphe Opitch
A 20 ans, le chanteur va faire son premier Olympia et rêve de réussir à l'étranger. Entretien.

Jeudi soir, Amaury Vassili fera son premier Olympia... à seulement vingt ans. Avec plus de 250..000 exemplaires vendus, son premier album [musique:301188 "Vincero"] est un phénomène. Alors qu'il vient même de faire une tournée avec Katherine Jenkins, LA star de la pop classique en Angleterre, le jeune ténor répond aux questions d'Ozap. En toute franchise, il explique comment il vit ce succès flagrant et évoque sans détours son ambition qui passe par une carrière internationale. Entretien.

Ozap : 200..000 albums vendus, une tournée anglaise, l'Olympia... Tout ça à 20 ans. C'est le cocktail parfait pour péter les plombs, non ?

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Amaury Vassili : Non, je dirais que c'est plutôt le cocktail pour nager dans le bonheur. C'est un bonheur de pouvoir faire tout ça et de voyager un peu partout pour parler de mon album. C'est une chance unique dans la vie d'un artiste d'essayer de percer à l'international. C'est ce que je vais essayer de faire. Ce n'est pas le tout que le disque sorte un peu partout, il faut que ça marche.

Vous faites des interviews pour des médias anglais. En quoi la promotion est différente entre la France et l'international ?
Ce qui est vraiment différent, c'est la télé avec les décors anglais par exemple,c'est assez spécial et marrant. Mais sinon, je ne vois pas trop de différences parce que les questions sont généralement les mêmes. Les journalistes ont certaines questions importantes et les posent forcément. C'est le jeu.

Et vous aimeriez qu'on vous parle de quoi pour changer ?
On a tendance à se plaindre de la répétition des questions mais on serait incapable d'en inventer d'autres qui nous plairaient plus donc, de toute façon, c'est plus simple de répondre à celles dont on a l'habitude !

Avez-vous pris le temps de chercher à analyser pourquoi votre disque fonctionnait ? Disons que c'est assez différent de ce qui peut marcher dans les charts avec des titres très électro par exemple.
Oui, c'est sûr. Après, pour être sincère, je pense que j'avais plus d'ambition pour mon album à l'étranger qu'en France. J'avais une vague impression que ça marcherait mieux à l'étranger et finalement, le succès en France a été la plus grosse surprise. On en est à 280..000 exemplaires et on espère atteindre les 300..000 sous peu. Ça a été la grosse surprise. Après, tout ce qui s'enchaine pour moi à l'étranger, ce n'est que du bonus. J'ai tenté de saisir l'opportunité de faire une carrière internationale parce que c'est très important pour moi. Ça va me permettre de visiter encore d'autres pays et c'est exactement ce que je veux faire.

« J'ai envie de me faire connaître un peu partout »



A vous écouter, on a le sentiment que, pour vous, c'est plus important de réussir à l'étranger qu'en France.
Parce qu'il n'y a pas beaucoup de Français qui ont réussi à l'étranger. Je veux aussi réussir en France bien sûr mais j'ai vraiment envie d'embrasser une carrière internationale. J'ai envie de me faire connaître un peu partout parce que j'en ai la chance. Au début, ça paraissait un peu farfelu jusqu'au jour où des labels étrangers ont commencé à contacter Warner pour sortir l'album dans leurs pays. Ça a été un coup de poker et j'ai envie de faire ce coup-là. Je veux aussi continuer ma carrière en France et, d'ailleurs, pour prouver que je tiens à mon premier public français, le second album sera complètement dédié à la France et ne sortira pas à l'étranger.

D'où vient cette motivation à vouloir être une « star mondiale » ?
Tout simplement parce que j'ai peut-être tendance à voir les choses en trop grand (rires). Je suis peut-être un peu mégalo. Pour moi, l'ambition porte le plus haut possible donc j'essaie d'atteindre mon sommet et on verra où je m'arrêterai. Mais, si on vise un point accessible, on va facilement y arriver alors que si on essaie de viser la Lune, on peut peut-être au moins réussir à la toucher, même si on n'arrive pas à l'attraper complètement.

Vous avez des modèles de réussite en ligne de mire ?
Il y en a beaucoup. Je n'ai pas vraiment de comparaison. D'une façon grossière, j'aimerais bien réaliser un peu ce que Mireille Mathieu a réussi, c'est-à-dire chanter un peu partout dans le monde et être une des seules chanteuses françaises connues partout dans le monde. C'est quelque chose qui me ferait plaisir de pouvoir me déplacer et pourquoi pas chanter dans des langues dans lesquelles je n'aurais jamais chanté si le marché ne s'était pas intéressé à moi. J'ai vraiment envie de découvrir des cultures. Peut-être parce que j'aurais plus tendance à me décrire comme un citoyen du monde plutôt qu'un citoyen de France. J'ai tellement envie de voir la planète grâce à ma passion.

Et avez-vous déjà rencontré Mireille Mathieu ?
Non, je n'ai jamais eu l'occasion de la rencontrer. Je la respecte en tout cas beaucoup pour ce qu'elle a réussi à faire. Seulement, moi, j'aimerais aussi garder un peu plus près de moi le marché français. Quand tout marche très bien ailleurs, on a tendance à voir les choses en grand ailleurs et je pense qu'il ne faut jamais oublier le pays qui nous a fait naître. Si la France n'avait pas été là, je n'aurais pas pu sortir ce premier album.

« Je suis un artiste qui pense au business »



Vous parlez de marchés, de pays à conquérir etc. Aujourd'hui, quand on est un artiste, c'est important d'avoir une démarche assez marquetée des choses ?
Il y a des différences chez les artistes. Il y a ceux qui vont être noyés la musique : ça va être leur seule échappatoire, ils vont écrire, composer, ils vont vraiment être immergés. Et, moi, j'ai conscience qu'il faut marketer pour que ça marche et encore plus pour essayer de débuter une carrière mondiale. Donc, voilà, je suis sur la tendance de l'artiste qui pense un peu au business quand même parce que, mine de rien, c'est un métier et on est aussi là pour gagner de l'argent. C'est sûr qu'on pense au côté marketing et il faut dire que les maisons de disques ont tendance à vous rebattre les oreilles en vous parlant non-stop de marchés, de hits, de machins... C'est vrai que la musique dans tout ça perd un peu de sa superbe. Dans les maisons de disques, c'est toujours ce discours économique qu'on entend plus qu'un discours artistique donc forcément, pour aller le plus loin possible, il faut s'adapter à cette situation.

Justement, est-ce un choix stratégique d'être un peu à contre-courant. Ce qui marche aussi en ce moment, c'est l'album des Prêtres. Avec votre disque, disons que ce sont des albums un peu lyriques, des choses qu'on n'a pas l'habitude d'entendre.
Oui. J'ai moi-même été un peu surpris par le succès des Prêtres. D'un point de vue de l'image, ça m'a fait bizarre de voir des prêtres chanter. Ce n'est pas méchant mais c'est vrai que ça m'a fait drôle. Donc, j'ai vraiment été très surpris, surtout qu'ils puissent détrôner Christophe Maé. Après, je ne fais pas ça pour être à contre-courant parce que c'est sincèrement ce que j'aime chanter. C'est ce que je veux chanter parce que ça me permet de me donner à fond. C'est une sorte d'exutoire.

On évoquait votre envie de réussir à l'international. Pour y parvenir, ça vous plairait de représenter la France à l'Eurovision ?
(silence) Non, pas trop. Je trouve que le concept de l'Eurovision a très mal vieilli. Pour tout vous avouer, j'ai fait très peu de concours de chants mais ça m'a vite énervé. Comme les castings, c'est difficile. Généralement, je n'aime pas me faire juger, surtout face à un jury de quelques personnes. L'Eurovision, ça ne me tente donc pas trop et vu les résultats qu'on a eu ces dernières années, je ne trouve pas ça génial. J'aurais plus peur de me faire éjecter parmi les derniers que de gagner.

On vous parle beaucoup de vos cheveux dans les interviews donc je me sens obligé d'aborder le sujet. Comment vivez-vous cet intérêt croissant pour votre coupe de cheveux (rires) ?
(rires) Je vis très bien le fait d'avoir cette coupe de cheveux (rires) ! J'avais déjà les cheveux longs quand j'ai signé mon contrat chez Warner donc ce n'était pas prémédité. Ce n'était pas fait pour donner une image romantique comme on a pu le lire dans d'autres interviews. Au début, je voulais me faire des dreadlocks et ce n'était pas trop compatible alors, chez Warner, on m'a dit de garder mes cheveux longs, et voilà.

La vraie question sous-jacente était de savoir quelle était votre réaction quand les journalistes en viennent à vous parler d'aspects si futiles ?
Généralement, je réagis bien. Je joue le jeu un maximum. Ça fait partie du travail de répondre aux interviews. Je réponds aux questions même les plus futiles. A partir du moment où on ne m'interroge pas sur ma vie privée, il n'y a pas de soucis.

Amaury Vassili
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