Arthur à la tête de "The Wheel" sur TF1 : "Je ne travaille plus pour les audiences mais pour le kif"

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Arthur à la tête de "The Wheel" sur TF1 : "Je ne travaille plus pour les audiences mais pour le kif"
Par Benjamin Rabier Rédacteur en chef
Addict aux audiences, Benjamin Rabier a choppé le virus de la télévision grâce à la « Star Academy ». Intrigué par l’envers du décor, il a décidé d’en faire son métier. 20 ans plus tard, s’il ne rate (presque) jamais un prime de « The Voice », il peut vibrer devant une compétition sportive, se passionner pour un documentaire ou dévorer une série en un week-end.
Bande-annonce de "The Wheel" avec Arthur sur TF1 © JP. PARIENTE / TF1
À l'occasion du lancement de "The Wheel : Le cercle des 7" ce vendredi 9 juin 2023 à 21h sur TF1, Arthur s'est longuement confié à puremedias.

Arthur retrouve le jeu. 13 après la fin d'"À prendre ou à laisser" sur TF1, l'animateur producteur est à la tête de "The Wheel", le nouveau divertissement à gros budget que la chaîne privée lance ce vendredi 9 juin 2023 en prime-time. Dans ce format original de la BBC, produit en France par les équipes de Warner Bros. International Television Production France, des candidats anonymes doivent répondre à des questions de culture générale. Pour les aider : 7 célébrités, expertes dans un domaine (Aya Nakamura, la série "Friends", les voitures...), vont tenter de leur faire gagner jusqu'à 84.000 euros. Pour puremedias.com, Arthur est revenu sur cette nouvelle aventure. Interview.

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Propos recueillis par Benjamin Rabier

puremedias.com : Pourquoi avoir accepté de présenter une émission que vous ne produisez pas ?
Arthur : Parce que ça en valait vraiment la peine. J'ai un quota d'une vingtaine de primes par an avec TF1. Avec la chaîne, on cherchait un jeu qui puisse me redonner les sensations d'"À prendre ou à laisser" qui a été un programme qui a marqué ma carrière. Quand la direction de la Une m'a appelé pour me parler de "The Wheel", j'ai regardé l'émission originale et ça a été une évidence pour moi. Ce qui est intéressant dans ce format, c'est qu'on remet au centre du jeu les anonymes. Depuis de nombreuses années, j'ai tendance à être entouré de célébrités. Là, la star, c'est le candidat anonyme et les célébrités sont à son service. "The Wheel" m'a aussi permis de retourner un peu dans l'état d'esprit one-man show que j'avais à l'époque d'"A prendre ou à laisser". Je me suis vraiment éclaté à animer ce programme. J'ai réussi à refaire ce que j'avais fait pendant plusieurs années avec les candidats, les faire passer du rire aux larmes. Ça m'avait un peu manqué ces dernières années, d'être content pour l'anonyme dont les gains vont peut être changer la vie.

Vous avez même ressorti vos anciens polo de l'époque...
Oui, sauf que je n'ai plus du tout le même corps qu'avant... On a dû faire beaucoup d'effets spéciaux pour que sur tous les plans de profils, les gens ne pensent pas que je suis enceinte de trois mois. On a un peu "repimpé" le format original en reprenant des codes d'"A prendre ou a laisser". Pas dans la mécanique, ni dans le jeu mais dans l'ambiance et dans ma manière d'animer. C'est un grand divertissement populaire, on y retrouve un peu l'esprit moqueur que je peux avoir. J'ai presque repris les massages que je faisais aux candidats à l'époque, avant qu'on me dise à l'oreillette "on ne peut plus faire ça en 2023". Mais on l'a quand même fait.

Ils ont dit
"À la fin de 'The Wheel', certains artistes ont fini en larmes"
Arthur

Est-ce que vous allez faire monter la tension comme à la grande époque d'"A prendre ou à laisser" ?
Oh oui. Les téléspectateurs qui ont aimé "A prendre ou à laisser" vont adorer "The Wheel" car ce nouveau jeu à la modernité en plus et ce mélange entre les célébrités et les candidats anonymes. Je vous jure, à la fin, certains artistes, Julie de Bona, Anne Roumanoff ou encore Caroline Margeridon, ont fini en pleurs. De joie hein. Un truc s'est passé, on a réussi à créer cette alchimie. J'ai moi-même offert des cadeaux aux perdants tellement on était tous tristes. Une demoiselle rêvait d'emmener ses parents en week-end, à Monaco, dans le sud de la France et on était tellement tristes qu'elle ait perdu, que je me suis arrangé pour qu'elle fasse son week-end avec ses parents parce que j'avais trop les boules.

En parlant d'alchimie, comment s'est passée votre collaboration avec Warner Bros. International Television Production France, le producteur de l'émission ?
Très bien. On s'est bien réparti les tâches avec Warner. Je me suis occupé de la direction artistique. Tous les invités ont été castés avec mes équipes, on a créé les questions, plus de 5.000. Après, toute la partie dramaturgie, on l'a fabriqué ensemble. On a partagé nos expériences donc je n'ai pas eu de frustration de n'être qu'animateur. Je ne suis pas arrivé une heure avant dans ma loge pour découvrir le programme.

Le format original de la BBC dure 52 minutes. Comment avez-vous fait pour le rallonger sur 120 minutes sans lasser ?
La vraie différence avec les autres versions c'est qu'on a pu jouer sur la partie divertissement et émotion. Dans les autres pays, c'est plus carré, ça va très vite car ils doivent tout faire rentrer sur 52 minutes. On a rajouté des musiques, des ambiances. Nous on a créé une vraie dramaturgie.

Ils ont dit
"Le public ? Ça a été notre point de crispation avec Warner"
Arthur

Vous avez imposé à la production la présence d'une centaine de spectateurs. Ce qui n'existe dans aucune version dans le monde. Pourquoi ?
Le public change tout. Je voulais que ce soit drôle, que les snipers entendent les rires du public quand ils font une vanne. C'est la seule version où il y a du public et ça a été une de mes demandes. Ça a été notre point de crispation avec Warner. Ils voulaient mettre le public dans une autre pièce. Je leur ai trouvé de la place et ils ont dû trouver le budget. C'était l'avantage de ne pas être le producteur de l'émission (rires). Même aux États-Unis, en prime time, ils n'ont pas mis de public. Même à la BBC où ça cartonne, ils n'ont pas mis de public. Après, ils nous ont dit "si vous réussissez, on vous piquera sûrement l'idée".

Trente ans après vos débuts à la télévision, ressentez-vous toujours un stress au moment d'enregistrer une nouvelle émission ?
Bien sûr. Il ne faut pas se mentir, sur les trois premiers primes qu'on vient de tourner, j'étais vachement concentré. Comme je l'étais à l'époque des premières émissions d'"A prendre ou a laisser". Si jamais on en faisait 10, 15, 20, je me lâcherai plus. Là j'étais assez focus car les règles étaient quand même lourdes. Je me suis rendu compte qu'il fallait se laisser porter. Je me souviens quand j'avais pitché "A prendre ou a laisser" à TF1 ils m'avaient regardé comme un extraterrestre. C'est en regardant l'émission que les gens vont comprendre. Heureusement, tout ce que j'avais fait dans ma vie m'a aidé à prendre du plaisir malgré les contraintes de ce jeu.

Ils ont dit
"On va enfin me voir avec des nouveaux visages"
Arthur

Autour des candidats anonymes, vous êtes entourés de dix célébrités. On entend souvent cette petite ritournelle qu'Arthur s'entoure toujours des mêmes. Que répondez-vous à ça ?
Que c'est faux. Que c'est plus dans la tête des journalistes que dans celle du public qui se ne se plaint jamais. On a cette impression parce que tous ceux qui ont démarré chez moi se retrouvent sur toutes les émissions des autres aujourd'hui. Après, nous tournons 40 numéros de 'Vendredi tout est permis" par an, il y a sept invités par émissions. Faites les calculs, mais je ne peux pas trouver 280 célébrités différentes en France. Comme dans 'The Wheel" il y a ces thématiques avec des experts, j'ai voulu aller chercher des gens qui ne sont pas trop dans le divertissement mais qui par leur expertise et leur notoriété vont amener quelque chose que je n'ai pas l'habitude de travailler. TF1 m'a donné carte blanche pour élargir le panel des invités donc je me suis fait plaisir. On va enfin me voir avec de nouveaux visages. J'ai fait une liste des invités que je souhaitais. Bernard Werber, j'avais lu ses bouquins mais je ne le connaissais pas. Je voulais des chefs cuisiniers donc on a fait venir Yves Camdeborde et Michel Sarran. Mais aussi des nageurs olympiques, la championne de judo Clarisse Agbegnenou. Des gens totalement inattendus comme Valérie Trierweiler ou Mathilda May avec qui je n'avais pas fait de télé depuis près de 20 ans. Mais rassurez-vous, il n'y a pas Cartman ou Issa Doumbia dans "The Wheel"... Et pourtant je n'ai qu'une seule hâte c'est de retourner avec eux.

On retrouve tout de même quelques pensionnaires de "Vendredi tout est permis" comme Booder, Baptiste Lecaplain ou Arnaud Tsamère...
C'était pour me rassurer. Pour m'assurer que l'humeur serait au rendez-vous. On avait 10 invités par émission, donc j'avais juste "dealé" qu'on en mette trois par émissions comme vous dites qui sont "de ma famille", pour me rassurer. Et on s'aperçoit très vite dans le jeu que Baptiste Lecaplain, Booder et Arnaud Tsamère, les snipers, c'est des tueurs. Aujourd'hui la télé c'est très dur. Dès le premier numéro, l'émission doit être un succès. Comme j'allais travailler avec des gens que je ne connaissais pas, je n'étais pas certain de ce que ça allait donner. J'ai été étonné par certains, il y a de bons vanneurs qu'on ne connaît pas dans la liste des célébrités qui sont venues jouer dans 'The Wheel".

C'est dur aujourd'hui de convaincre de grosses célébrités de venir participer à des émissions de télévision ?
Non. Dans "VTEP" oui, parce qu'il y a un aspect physique. Gérard Jugnot n'a pas envie d'aller sur le décor penché. Dans un format comme 'The Wheel', ça a été vachement simple. Au début, j'avais peur que la roue les freine donc on leur a envoyé un lien de visionnage de l'émission. J'avais peur qu'ils se disent "qu'est-ce que je vais foutre sur un manège" et en fait pas du tout. Sauf pour des contraintes de planning, ils ont tous accepté.

Ils ont dit
"Je suis ré-électrisé par le jeu. C'est complètement dingue"
Arthur

Après trente ans de carrière, allez vous scruter les audiences demain matin à 9h01 ?
L'audience est le couperet dans nos métiers, mais je ne travaille plus pour ça. Je travaille pour le kif. Je pense que ce jeu va faire de l'écoute conjointe. Il fera aussi bien du 4+ que de la Femme responsable des achats âgées de moins de 50 ans (FRDA-50). C'est ce que je souhaite en tout cas. L'émission fait jusqu'à 7 millions de téléspectateurs en Angleterre. C'est des scores de dingo. Je nous le souhaite. Ce qui est mignon avec TF1, c'est qu'après toutes ces années, ils cherchent encore à me surprendre, à me redonner de l'électricité. Chaque année, je me dis, je vais un peu lever le pied, je vais en faire moins. Et là, depuis quelque temps, je suis de nouveau électrisé par le jeu. C'est complètement dingue. Il n'y a pas de contraintes dans le jeu, c'est ça qui est génial. On démarre un tournage sans savoir comment on va le terminer et c'est un peu ce que je fais depuis quelques années.

La suite de l'interview d'Arthur est à découvrir demain sur puremedias.com.

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