Petit rappel à l'ordre. Le régulateur de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a publié il y a quelques jours un avis concernant l'émission quotidienne de Julien Courbet "Ça peut vous arriver". Proposée simultanément sur M6 et RTL, elle se propose de jouer les médiateurs entre des plaignants et des entreprises (ou des particuliers) et de résoudre à l'antenne leurs litiges, qui peuvent porter aussi bien sur des travaux que des prestations non honorées, des loyers impayés ou encore des soucis de remboursement.
Le lundi 10 mars 2025, Julien Courbet avait proposé un numéro inédit de son programme et y avait une nouvelle fois évoqué plusieurs dossiers. Problème pour l'un d'eux : des informations trop précises concernant le plaignant avaient été révélées à l'antenne, ce qui avait poussé certains téléspectateurs à saisir l'Arcom. L'autorité de régulation a rendu son verdict au sujet de cette séquence le 4 février. "L’Arcom a été alertée au sujet d’une séquence de l’émission 'Ça peut vous arriver', diffusée simultanément sur M6 et RTL le 10 mars 2025, au cours de laquelle l’identité du plaignant, sa domiciliation, ainsi que le nom de son entreprise ont été divulgués à l’antenne sans son autorisation. Elle a considéré que ces mentions explicites à l’antenne avaient porté atteinte au droit au respect de la vie privée du plaignant, peut-on lire. M6 et RTL s'en tirent avec une "mise en garde quant au respect des stipulations des articles 2-3-4 et 2-6 de leurs conventions respectives aux termes desquelles ils doivent respecter les droits de la personne relatifs à sa vie privée, son image, son honneur et sa réputation tels qu’ils sont définis par la loi et la jurisprudence".
Ce n'est pas la première fois que "Ça peut vous arriver" se fait taper sur les doigts par l'Arcom pour ce motif. Le 12 avril dernier, l'instance avait déjà "fermement demandé aux éditeurs de veiller, à l'avenir, au respect de leurs obligations conventionnelles relatives au respect des droits de la personne et à la maîtrise de l'antenne". Lors d'une émission diffusée quelques mois plus tôt, les identités de deux plaignants avaient en effet été divulguées sans leur autorisation préalable, ce qui avait été considéré comme une "atteinte aux droits de la personne".

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