Ambiance plus que tendue entre Jean-Luc Mélenchon et BFMTV ce week-end. Samedi 24 octobre, le canal 13 de la TNT retransmettait, comme les autres chaînes infos, les manifestations des Français contre la vie chère et les difficultés dans les lycées. Plusieurs équipes avaient été dépêchées à Paris, dont une auprès de la France Insoumise, qui avait une nouvelle fois pris part au cortège. Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard ou encore Eric Coquerel étaient présents pour soutenir les revendications des manifestants, entourés par de nombreux journalistes.
Ces derniers ont notamment voulu recueillir les impressions du fondateur de La France Insoumise sur le nouveau trajet défini pour cette manifestation, loin du centre de Paris. Jean-Luc Mélenchon, qui a volontiers répondu sur ce sujet, a ensuite été interrogé par un journaliste de BFMTV sur la question de la colère lycéenne. "Les lycéens seront reçus lundi par le Premier ministre. Que doit-il leur annoncer concrètement ?", entend-on le journaliste questionner. "Écoutez, ce n'est pas moi le gouvernement. Allez leur demander, a-t-il débuté avant de viser directement le journaliste : "Et vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes ! Parce que ça commence à bien faire !", a-t-il ainsi lancé. Une sortie qui n'a pas échappé à Olivier Truchot, présentateur sur BFMTV de la tranche "Marschall/Truchot" avec Alain Marschall. "Ça commence à bien faire Jean-Luc Mélenchon, s'est agacé le journaliste de BFMTV sur le réseau social "X", en reprenant l'expression du leader politique. Votre statut ne vous donne pas le droit de parler aux journalistes de cette manière."
Le torchon brûle entre BFMTV et La France Insoumise depuis plusieurs semaines maintenant. Le parti coordonné par Manuel Bompard avait, en septembre, décidé de boycotter le canal, estimant ses représentants considérés avec trop de légèreté par les programmateurs, et pointant du doigt une dérive extrême-droitière de la ligne éditorial de la chaîne. "BFMTV dénonce les accusations sans fondement proférées depuis 48 heures contre son antenne et ses journalistes, victimes d'une campagne de dénigrement publique notamment autour de Sonia Mabrouk, a déploré hier la chaîne dans un communiqué. La direction de BFMTV condamne fermement ces intimidations, ainsi que les attaques et mises en cause de ses équipes, notamment par certains responsables politiques. Ces comportements sont inacceptables, mettent en danger la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur métier et sont une atteinte aux valeurs portées par la chaîne et son groupe", a-t-elle ajouté.
