La colère de La France insoumise est bien arrivée jusqu'aux oreilles de BFMTV. Mercredi, le parti fondé en 2016 par Jean-Luc Mélenchon annonçait boycotter le canal de la TNT pour plusieurs jours, pour protester contre le traitement de ses représentants invités sur la chaîne. "À plusieurs reprises, nos représentants ont été invités pour être déprogrammés en dernière minute, parfois à quelques instants du plateau alors qu'ils étaient déjà sur place. Bien souvent, les thèmes annoncés à l'appui de notre invitation sont changés au dernier moment, parfois directement sur le plateau sans justification, a notamment déploré l'organisation politique dans un communiqué, pointant également du doigt la transformation d'interviews politiques en "débats" imprévus. "Toutes ces méthodes sont intolérables et irrespectueuses [...] C'est pourquoi nous avons fait le choix de ne répondre favorablement à aucune invitation de BFMTV cette semaine. Ainsi, Mathilde Panot ne participera pas au débat organisé ce soir, et Manuel Bompard à l'émission 'BFM Politique' initialement prévue dimanche prochain."
Une décision qui a rapidement fait réagir la chaîne info dirigée par Fabien Namias. "BFMTV a pris connaissance de la décision d'une formation politique de ne pas se rendre sur son antenne cette semaine, a-t-elle débuté dans un communiqué de presse rendu public ce 10 septembre. La chaîne est surprise de cette décision et déplore que le pluralisme dont elle est garante soit ainsi remis en cause. Elle reste attachée à la présence de représentants de toutes les sensibilités et de toutes les opinions sur son antenne et rappelle que, par nature, une chaîne d'information en continu s'adapte en permanence à l'actualité et que sa programmation, ses horaires, ses formats comme la composition de ses plateaux sont susceptibles d'évoluer jusqu'au dernier moment." Le canal 13 rappelle également avec fermeté sa liberté éditoriale : "Dans cette campagne électorale, BFMTV entend réaffirmer avec force son indépendance éditoriale et continuera de porter une ligne guidée par les faits, le pluralisme et le débat d'idées", a-t-il conclu. La France insoumise avait annoncé attendre les réponses données par la chaîne pour décider de la suite éventuelle de son boycott.