C'est une polémique qui vient assombrir la toute récente élection d'Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti 2025, en tant que Miss France 2026. La jeune femme de 23 ans a été élue samedi 6 décembre sur la scène du Zénith d'Amiens et en direct sur TF1, devant Juliette Collet, Miss Nouvelle-Calédonie et première dauphine, et Victoire Dupuis, Miss Normandie, qui complète le podium. Si côté plateau, le couronnement d'Hinopauko Devèze et de ses dauphines semble s'être déroulé dans la joie et la bonne humeur, la reine de beauté et sa première dauphine s'étant même serrées dans les bras avant le verdict final, des propos tenus en coulisses par d'autres candidates sont venus semer le trouble.
Tout a commencé après l'annonce du top 12. Comme chaque année, cette première étape de sélection laisse sur le carreau de nombreuses candidates (18 cette année) qui espéraient aller un peu plus loin dans le concours. Cela a été le cas de Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine, et de Julie Zitouni, Miss Provence. Depuis les coulisses, les deux jeunes femmes ont enregistré une petite vidéo dans laquelle elles laissent clairement apparaître leur frustration. "Désolée mais qu’est-ce que c’est que ce top 12 ? Je ne veux pas faire ma rageuse mais c’est quoi ce top 12 !", lance face caméra Miss Aquitaine avant d'être rejointe par Miss Provence, qui lance elle : "C’est que des grosses p**es ! Voilà. Pas toutes hein, mais beaucoup". Des images qui auraient dû rester privées, mais qui ont été publiées par Miss Aquitaine avant de faire le tour des réseaux sociaux.
Face à l'ampleur qu'a pris la situation ce dimanche 7 décembre, Julie Zitouni et Aïnhoa Lahitete ont pris chacune la parole sur leurs réseaux sociaux. "Une vidéo circule et je tiens à réagir immédiatement, a ainsi écrit en story Instagram Miss Provence. Les mots que j'ai prononcés sont maladroits et ne reflètent absolument pas ce que je pense des candidates. J'ai utilisé le mot 'p**es' dans un sens familier qui, dans ma manière de parler, signifiait simplement 'les veinardes', 'les chanceuses', ce n'était pas une insulte. [...] Dès que la vidéo a fuité, je me suis expliquée directement avec les candidates concernées et je leur ai présenté mes excuses. [...] Je prends la responsabilité de cette maladresse. Je regrette profondément que mes mots aient été interprétés comme un manque de respect car ce n'était pas mon intention." Aïnoha Lahitete a elle donné un son de cloche un peu différent, ne plaidant pas de l'humour ou une maladresse mais s'excusant de n'avoir pas condamné les propos de sa comparse. "[...] Dans une vidéo destinée à un cercle privé mais qui a été relayée publiquement, j'ai approuvé des propos inacceptables tenus par une autre miss régionale du concours à l'encontre de l'ensemble des miss régionales de la promotion de Miss France 2026. Je tiens à dire clairement que je regrette profondément mon attitude [...] Je prends l'entière responsabilité de ce qui s'est passé. Je regrette profondément d'avoir réagi de cette façon et de ne pas avoir immédiatement condamné ces propos."
Lâchée par Miss Aquitaine, Julie Zitouni a exposé tout son désarroi hier soir et réaffirmé avoir tenu ses propos sous le sceau de l'humour, dans un entretien accordé à La Provence : "Ce n’est pas la première fois que je faisais cette blague sauf que là ça a été filmé. Miss Aquitaine ne m’a jamais dit qu’elle allait balancer cette vidéo sur sa story. Je ne l’aurais jamais accepté même sur une story privée [...] Je ne comprends pas. Elle se dédouane. Je pense que ça aurait été cool qu’on en discute avant. Je lui ai rappelé que c’était elle qui avait posté la vidéo, que moi j’étais au courant de rien", a déploré la miss régionale, très affectée, et qui se dit depuis le début de la polémique ciblée par des milliers de messages sur les réseaux sociaux. "Ça prend beaucoup trop d’ampleur. Ce n’est vraiment pas facile. Le harcèlement est redoutable, très fort".

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