Jeudi 16 avril, France 2 diffusait un nouveau numéro de son émission d'investigation "Complément d'enquête", consacré cette fois à l'affaire Epstein. En janvier, le département de la justice américain avait rendu publics des milliers de documents en lien avec le milliardaire et pédocriminel décédé en 2019 et dans lesquels des noms de nombreuses personnalités, certaines françaises, étaient cités. Parmi elles, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang et sa fille Caroline, qui auraient entretenu des relations "d'affaires" avec le délinquant sexuel américain. Des révélations qui avaient poussé Jack Lang, en février, à démissionner de son poste à la tête de l'Institut du monde arabe, à Paris, et ce même s'il avait affirmé se sentir "blanc comme neige" face à ces accusations.
Ce 16 avril, Jack Lang était reçu par Tristan Waleckx dans les fameux fauteuils rouges de "Complément d'enquête". L'homme politique, qui a de nouveau été interrogé sur ses liens avec Jeffrey Epstein, a dénoncé une vaste "campagne de calomnie" à son égard. L'interview, poussée, l'a rapidement agacé, lui qui considère comme une "historiette" sa propre affaire dans tout cet épais dossier. "L'historiette, c'est ce qui me concerne. Ça ne concerne pas les crimes qu'il a commis. Et encore une fois, je déplore que la presse, américaine d'abord, française surtout, n'ai jamais fait enquête sur ces crimes", a lancé le politique. Interrogé par Tristan Waleckx sur les potentielles stratégies politiques de Jeffrey Epstein en l'approchant, Jack Lang répond : "Vous faîtes comme si je le connaissais intimement, comme si je connaissais sa pensée, sa psychologie...". L'ancien ministre de la Culture assure ne pas avoir rendu de "coups de main" au pédocriminel, si ce n'est, peut-être, l'obtention de billets pour des manifestations culturelles. Il assure également ne pas lui avoir présenté de personnalités politiques ou influentes françaises.
"En tout cas, il y a des mails qui laissent penser que c'est le cas", rebondit Tristan Waleckx, affichant des messages rédigés par Caroline Lang, la fille de l'ancien ministre, dans lesquels est évoquée une potentielle rencontre entre Epstein et Dominique Strauss-Kahn par le biais de Jack Lang. "Je crois qu'il ne l'a pas vu. Peut-être qu'il a souhaité le rencontrer... et alors ?", rétorque l'homme politique. "Vous avez pu être utilisé, peut-être ?", relance Tristan Waleckx. "Ne transformez pas votre conditionnel en affirmation. Ça suffit maintenant. Ça suffit. Franchement, ça suffit", s'agace l'ancien ministre. "Je n'ai pas été un intermédiaire, monsieur ! Ni commercial, ni politique, ni rien du tout ! Je suis moi-même et suis responsable de mes actions. Qu'on me juge sur mes actions !", a-t-il conclu, passablement irrité.

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