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Canal+ veut passer de 5 à 10 millions d'abonnés en France
Publié le 2 juillet 2017 à 13:15
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Alors que le groupe privé est en difficulté, le directeur général de Canal+, Maxime Saada, affiche sa confiance dans l'avenir.
Maxime Saada Maxime Saada

On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Maxime Saada, directeur général de Canal+, le sait, et a décidé d'attribuer lui-même un satisfecit au groupe qu'il dirige. Dans une interview au Journal du dimanche, le dirigeant de Canal+ a ainsi expliqué être "confiant dans l'avenir".

"Aujourd'hui, Canal+ se redresse : les équipes ont fait un travail remarquable pour transformer le modèle", a-t-il confié, alors que son groupe est confronté à une fuite massive de ses abonnés depuis plusieurs années. Maxime Saada a dans la foulée affiché des ambitions très fortes pour Canal+ : "Nous voulons à terme passer de cinq à dix millions d'abonnés, en France métropolitaine", a-t-il ainsi avancé.

Tacle à SFR

Alors que l'attribution à SFR des droits de la Ligue des champions fait craindre une nouvelle fuite des abonnés, Maxime Saada a adressé une pique à son concurrent. "Depuis que je suis arrivé chez Canal+, on a vu TPS mourir, Orange rentrer dans les contenus et en sortir, après avoir laissé des sommes mirobolantes en chemin. beIN Sports, malgré ses ressources, rencontrer des difficultés. Et maintenant SFR avec ses 50 milliards d'euros de dettes ! Qu'on nous pardonne de rester attachés à un modèle économique durable", a taclé Maxime Saada.

"Sanction extravagante" contre Cyril Hanouna

Au cours de cet entretien, le dirigeant a par ailleurs évoqué les programmes de son groupe pour la saison prochaine. Confirmant l'arrivée d'Yves Calvi en access avec une émission d'info "pédagogique, intelligente et chaleureuse", Maxime Saada a aussi annoncé la création d'une émission sur le foot animée par Pierre Ménès. Le dirigeant est par ailleurs revenu officiellement sur la lourde sanction infligée par le CSA à "Touche pas à mon poste". "Je considère l'ampleur du procès qu'on nous a fait injuste et la sanction extravagante par rapport aux autres acteurs du marché", a-t-il commenté.

Par Benjamin Meffre | Journaliste
Passionné par les médias, l’économie et la politique, Benjamin est rédacteur en chef de puremedias.com dont il a intégré la rédaction en 2013.
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