Le 10 septembre 2026, Netflix a mis en ligne "Dix pour cent : le film". Dans cet unitaire, les fans retrouvent Andréa Martel, interprétée par Camille Cottin, cinq ans après la fermeture de l'agence ASK. Cette dernière souhaite devenir réalisatrice, mais la perte de son acteur principal à quelques jours du tournage la force à réunir son ancienne équipe. Si le film s'est rapidement hissé à la première place du Top 10 des films les plus vus en France, il a en revanche eu plus de mal à convaincre à l'international, malgré la présence de George Clooney au casting. En effet, 7 jours après sa sortie, il n'apparaît toujours pas dans le Top 10 mondial de la plateforme (17e sur l'ensemble des films proposés). Selon les données rapportées par la plateforme elle-même, le film a enregistré seulement 2 millions de vues en quatre jours, loin des scores espérés. Il s'agit même du moins bon lancement d’un film français Netflix sorti un jeudi depuis 2021, derrière "Balle perdue 2" (14,6 millions de vues) et "Cash" (3,4 millions).
Lors d’une conversation avec l’équipe créative "Dix pour cent : le film" au Festival de la fiction de La Rochelle 2026, à laquelle Puremédias a assisté, Gaëlle Mareschi, directrice des films originaux Netflix France, a fait un premier bilan des audiences du film. "Ce que je peux vous dire, c'est que le film trouve son public. Les fans sont au rendez-vous, ils s'abonnent ou se réabonnent pour voir le film. Comme vous le savez peut-être aussi, tous les mardis soir, on sort nos chiffres sur un site public. Le film est numéro 1 en France en quelques jours, et puis il est 7e au global (dans le classement des films "non-anglais", ndlr.). Donc, on est très contents de ça, et ce n'est que le début. En effet, le bouche-à-oreille est excellent sur le film", s'est-elle réjouie.
"Mais ce ne sont pas les seules données qu'on prend en compte. L'analyse de l'engagement, donc l'analyse du succès d'une performance chez nous, s'évalue et s'analyse sous trois prismes", indique-t-elle, avant d'énumérer ces trois facteurs : "La qualité : c'est-à-dire est-ce que le public aime les films qu'on propose ? On regarde 'le double pouce' et on mesure l'amour pour un film. La diversité : on ne va pas avoir les mêmes objectifs sur tous les films. C'est-à-dire qu'on ne va pas projeter les mêmes objectifs de performance sur une comédie que sur un film d'action, ça paraît assez évident, c'est pareil en salle. Il y a des films qui vont être très acquisitifs, il y a des films qui vont voyager, et puis il y a des films qui vont fidéliser. Et la quantité : qui est donc le cumul de vues, le calcul de vues, et donc cette donnée qui est aussi sur notre site". Pour conclure, Gaëlle Mareschi assure qu'il est encore "très tôt" pour se faire un avis définitif et se dit "très contente" des premiers résultats.