La série culte de France 2 de retour sur Netflix, sans passer par le cinéma. Ce jeudi 10 septembre, un long-métrage inédit débarque sur la plateforme de streaming et vient clôturer l'histoire de "Dix pour cent" démarrée en 2015. Camille Cottin, Laure Calamy, Grégory Montel et toute la bande de comédiens reprennent leurs rôles iconiques après la conclusion de la saison 4, qui voyait les agents de stars éparpillés aux quatre coins de Paris. Tous n'ont pas hésité à rempiler, malgré leurs réserves naturelles d'effectuer le tournage de trop ou de tirer le succès de façon trop artificielle. "Il fallait trouver la façon de faire pour que chacun ait une partition à jouer. Et ce n'était pas évident, parce qu'on est quand même assez nombreux en l'espace d'un film et non plus de six épisodes", a expliqué Thibault de Montalembert, l'interprète de Mathias, au micro de RTL.
Mais le pitch proposé par Fanny Herrero a fini par convaincre la troupe. "En fait, on n'a pas hésité à partir du moment où on a eu un scénario", a enchéri Fanny Sidney, qui joue sa fille Camille. "C'est-à-dire qu'on entendait qu'il y avait un film qui se préparait. Donc là, on est toujours aussi prudent avec ce qu'on doit aux spectateurs". Ces derniers vont retrouver leurs héros et notamment Andrea (Camille Cottin), la plus cinéphile du groupe, passer derrière la caméra pour préparer son premier film. Mais la perte de son acteur principal à quelques jours du tournage la force à réunir son ancienne équipe, ce qui va raviver leurs amitiés et leurs rivalités.
Ce passage symbolique, des coulisses à la lumière des projecteurs, s'accompagne également d'un changement de diffuseur. Après avoir fait les belles heures de France 2, ce film sortira exclusivement sur Netflix, ce qui chagrine les deux acteurs invités de la station aux bonnettes rouges. "C'est un film de cinéma", assure de son côté Thibault de Montalembert, qui aurait préféré le voir projeté dans les salles obscures. Fanny Sidney abonde le sens de son père de fiction : "C'est très ambivalent, parce que c'est aussi un film auquel les gens ont eu accès sur le service public, donc sans payer. Donc là, qu'il soit sur Netflix qui a certes un abonnement, mais qui n'est pas non plus le prix d'une place de cinéma... J'ai beaucoup d'ambivalence avec ça. Je pense qu'on aurait évidemment aimé les deux".
Dans les colonnes du "Parisien", Fanny Herrero s'est justifiée sur le choix du streaming comme canal de diffusion pour cet unitaire. "Au début, on ne savait pas si le film allait sortir en salles ou pas", précise la co-réalisatrice de ce projet. "Et puis, on trouvait ça cohérent de revenir sur le petit écran, dans le salon ou la chambre des gens, là où le public nous a découverts. Il y a un côté doudou". Le public a donc rendez-vous avec tous ces visages familiers mais aussi la traditionnelle ribambelle de guests, dont certains américains, qui ont décidé de se mettre une dernière fois en abîme.