Cécile Bois : "Je pense tous les jours à la fin de 'Candice Renoir'"

Partager l'article
Vous lisez:
Cécile Bois : "Je pense tous les jours à la fin de 'Candice Renoir'"
Cécile Bois (Candice Renoir)
Cécile Bois (Candice Renoir) © Fabien MALOT - Boxeur 7 - FTV
A l'occasion du lancement de la saison 5 de la série à succès de France 2, puremedias.com a rencontré l'interprète de Candice Renoir.

"Candice Renoir" reprend du service. Ce soir, à 20h50, France 2 donnera le coup d'envoi de la saison 5 de sa comédie policière à succès, emmenée par Cécile Bois et Raphaël Lenglet. Après une saison 4 aux audiences record, la comédienne repart pour dix nouveaux épisodes, avec une nouvelle directrice artistique aux commandes. puremedias.com a rencontré Cécile Bois pour évoquer avec elle cette nouvelle saison de "Candice Renoir" mais également l'avenir de la série.

À lire aussi
Yann Moix flingue Guillaume Canet, Jean Dujardin et Gilles Lellouche : "Ils me sortent par les trous de nez"
TV
Yann Moix flingue Guillaume Canet, Jean Dujardin et Gilles Lellouche : "Ils me...
Affaire Griveaux : "Mediapart" s'explique sur la publication d'un billet relayant les vidéos à caractère sexuel
Presse
Affaire Griveaux : "Mediapart" s'explique sur la publication d'un billet relayant...
Après la publication de vidéos à caractère sexuel, B. Griveaux dénonce "des attaques ignobles"
Politique
Après la publication de vidéos à caractère sexuel, B. Griveaux dénonce "des...

Propos recueillis par Kevin Boucher.

puremedias.com : Ce début de saison est différent. L'action reprend deux mois après l'attentat dont a été victime David, le compagnon de Candice, au final de la saison 4. On découvre une Candice très affectée et assombrie, derrière un sourire de façade.
Cécile Bois : Le côté sombre et déprimé de Candice était tout de même déjà présent en saison 4, où la comédie n'arrivait plus par elle. Dans la saison 5, on repart sur de la comédie sauf qu'on a comme fil conducteur la culpabilité de Candice. Et c'est dans cette culpabilité qu'elle va se prendre régulièrement les pieds au fil de la saison. Mais comme il n'est pas question de repartir dans le drame de la saison dernière, ni pour les auteurs, ni pour le personnage, elle va tricoter sa comédie et se dire que tout va bien avant de tomber, à cause d'un événement majeur comme mineur qui la fait basculer.

En tant que comédienne, jouer un rôle qui, cette saison, est sur le fil entre comédie et drame, est-ce plus agréable ou compliqué à jouer ?
C'est plus compliqué. Je pense notamment à une scène chez le psychologue où ça commence en colère, ça continue de manière désespérée et ça termine en comédie en deux phrases, en moins d'une minute. Et c'est hyper stimulant en fait. On est obligé de se concentrer, de faire table rase des doutes, de n'être que dans le jeu... Pour moi, c'est très stimulant parce que ça me permet de ne pas m'ennuyer, de donner du relief au personnage et de créer ce fil entre les deux genres même lorsqu'il n'est pas écrit.

Vous vous impliquez dans l'écriture de la série ?
Non. Ce n'est pas que je ne veux pas, c'est que je pense que tout le monde doit répondre à la fonction pour laquelle il a été engagé. Si les auteurs sont là, c'est qu'ils ont du talent. Moi, j'aime bien qu'on me dirige mais j'ai plein pouvoir sur ce que je fais. Si j'estime que ce n'est pas juste, que ça manque de quelque chose ou carrément que je m'ennuie, je suis en droit de le dire. Mais je le découvre plus quand je joue que lorsque je le lis. Ca m'arrive parfois aussi de proposer des suites sur certaines histoires, même si ce n'est pas nécessairement suivi. Peut-être que par la suite, je m'impliquerai plus mais ce n'est pas sûr.

"Si on avait su que la présidentielle était un tel feuilleton, on aurait peut-être pu l'inclure dans la saison"

Cette saison encore, "Candice Renoir" aborde des sujets actuels, notamment la place de la femme dans la société. En revanche, malgré l'échéance de la présidentielle, celle-ci n'apparaît pas du tout.
Quand les épisodes ont été écrits, il n'y avait pas les rebondissements avec Fillon, la percée aussi importante de Le Pen - même si celle-ci était crainte -, Macron n'avait pas quitté le gouvernement, Hamon n'était pas choisi... C'était très abstrait. Si on avait su que la présidentielle était un tel feuilleton, on aurait peut-être pu profiter de l'occasion. Mais la présidentielle n'est pas un thème universel : c'est quelque chose de ponctuel dans la vie des gens. Dans six mois, les gens auront tout oublié et trouveront formidable ou détesteront la personne élue.
Donc je trouve beaucoup plus utile dans la série - surtout une série du service public - qu'on traite un thème universel comme la condition de la femme, longuement évoquée dans les deux derniers épisodes de la saison, plutôt que la présidentielle qui est ponctuelle et un peu sale.

"Candice Renoir" est une série produite par TelFrance, société appartenant à Newen. Cette dernière a été au coeur d'un bras de fer avec France Télévisions suite à son rachat par TF1. A ce moment-là, avez-vous eu peur pour la série ?
Je ne me suis pas vraiment posé la question. Comme je n'étais pas vraiment au courant de ce qui se passait dans les détails, c'était difficile de juger pour moi. Et au moment où je me suis vraiment posé la question, les choses avançaient et on m'avait dit qu'a priori, on était à l'abri. Je n'ai pas cherché à en savoir plus, toutes ces choses ne m'appartiennent pas. Mais ce qui m'aurait embêté, quelle que soit la boîte de production, aurait été de quitter les gens avec lesquels j'ai travaillé car je suis quelqu'un de très fidèle par nature.

"Le succès est assez inconfortable"

Ce qui a pu aider aussi est le fait que "Candice Renoir" est désormais la série la plus suivie de France 2, avec l'arrêt de "Fais pas ci, fais pas ça". Vous ressentez une certaine pression vis-à-vis de l'audience ?
Oui oui. Je ne devrais pas mais je l'ai. Mais mon exigence n'est pas de rester à 5 millions de téléspectateurs, c'est de toujours faire du bon travail. Comme ça, si ça se casse la gueule, on ne pourra pas regretter, se remettre en question ou avoir honte de nous. Mais je n'ai pas cette pression lorsqu'on tourne : elle n'arrive qu'à l'approche de la diffusion. L'an dernier par exemple, j'étais terrorisée avec l'angle plus noir choisi.
Néanmoins, je ne veux catégoriquement pas que l'audience soit un obstacle à ma liberté de jeu ou de choix. Si un jour je décide de continuer ou d'arrêter, il ne faut pas que l'audience pèse dans ma décision.

Vous avez déjà pensé à la fin de la série ?
Tous les jours ! J'y pense tous les jours. Nous ne sommes plus dans les années où les séries duraient 20-25 ans. Aujourd'hui, faire cinq saisons, c'est formidable déjà. Mais je ne suis pas dupe, les audiences vont forcément se tasser. Le succès est assez inconfortable en fait, on est forcément amené à redescendre. Et je pense bien sûr à un arrêt futur car soit le public va se lasser, soit je ne trouverai plus ma place, soit ma vie personnelle sera plus importante... J'ai plein d'arguments qui pourraient me mener à arrêter. Mais l'argument majeur qui me fait rester c'est que je suis bien : j'adore mon personnage, j'adore mes camarades, j'aime notre productrice. En voyant certains camarades qui sont à l'agonie dans ce métier ou malheureux dans leurs rôles, je me rends compte que je suis sur une île paradisiaque. Ce que je vis avec "Candice Renoir" n'est pas à l'image de ce métier.

"S'il n'y a pas de catastrophe et si je n'ai pas décidé de changer de chemin, il devrait y avoir une saison 7"

La saison 5 arrive en tout cas ce soir, la saison 6 entre en tournage début mai. Et la saison 7 est déjà dans les tuyaux ?
Avant de dire ça, il faudra voir si la saison 5 fonctionne. Si c'est le cas, il y aura une évidence à la mettre dans les tuyaux. Si on se ramasse et que ça surprend en plus, la question se posera... Mais s'il n'y a pas de catastrophe et si je n'ai pas décidé de changer de chemin, ça ne devrait pas poser de problème.

Outre "Candice Renoir", vous avez également tourné récemment "Meurtres à Sarlat" dans la collection à succès de France 3.
Je ne voulais pas faire un "Meurtres à..." au départ car je ne voulais pas rejouer un flic, étant tellement bien dans le mien. Mais quand j'ai su que c'était Thierry Godard qui me donnerait la réplique, j'ai eu de petits papillons ! (Rires) Et je ne regrette pas d'avoir joué ce flic plus conventionnel, d'avoir pu voir ce que je pouvais apporter de différent sur un flic plus traditionnel. Je ne sais pas si le résultat ressemblera à ce que je souhaitais mais Thierry a été une très belle rencontre. A défaut d'être nécessaire, c'était une aventure enrichissante.

Pour terminer, une question m'a travaillé pendant la saison 5 : n'y a-t-il pas beaucoup de faits divers à Sète quand même ?
(Rires) On se le dit souvent ! Mais que voulez-vous, c'est une ville haute en couleurs où il y a plein de recoins où on peut tuer les gens !

commentaires
comments powered by Disqus
Sur le même thème
l'info en continu
"ZeroZeroZero" commence le 9 mars sur Canal+
Programme TV
"ZeroZeroZero" commence le 9 mars sur Canal+
Le Conseil national des barreaux déplore la présentation "dégradante" de Yassine Bouzrou par LCI et veut saisir le CSA
TV
Le Conseil national des barreaux déplore la présentation "dégradante" de Yassine...
"Alex Hugo" bascule le lundi dès le 9 mars sur France 2
Programme TV
"Alex Hugo" bascule le lundi dès le 9 mars sur France 2
Jean-Christophe Lagarde annonce porter plainte contre la journaliste de l'AFP auteure d'un ouvrage le mettant en cause
Politique
Jean-Christophe Lagarde annonce porter plainte contre la journaliste de l'AFP...
Le spectacle de Malik Bentalha en direct ce soir sur TF1
Programme TV
Le spectacle de Malik Bentalha en direct ce soir sur TF1
Horaires de début des primes : Le CSA épingle TF1 et TMC
TV
Horaires de début des primes : Le CSA épingle TF1 et TMC
Vidéos Puremedias