Sauvé à la dernière minute du temps réglementaire. Alors que son arrêt avait été annoncé à la fin de la saison, "Téléfoot" a conservé sa place sur les grilles de rentrée de TF1. L'un des magazines historiques de la Une a donné le coup d'envoi de sa 50e saison, le dimanche 6 septembre, et a même trouvé un prolongement sur sa plateforme numérique et la chaîne L'Equipe. Grégoire Margotton mène les débats dans un format talk-show avec des consultants et journalistes issus des deux groupes. "Cet accord (entre TF1 et L'Équipe) illustre la force de la marque Téléfoot et l'ambition éditoriale du groupe TF1 en matière de sport et de football", se félicitait le directeur des sports, Julien Millereux.
Pourtant, le dirigeant semblait avoir fait une croix sur cette même franchise, quelques mois plus tôt, souhaitant à la place le lancement d’une émission multisport en cohérence avec l'offre sportive du groupe. Des personnalités du ballon rond et d'autres milieux s'étaient alors émus de la disparition d'un programme patrimonial. Grégoire Margotton pensait, lui, raccrocher les crampons. C'est en tout cas le message qu'il a fait passer au micro de Mehdi Maïzi sur France Inter. "J'ai eu peur dès le premier jour. La première fois que le patron des sports m'a demandé, il y a huit ans, de présenter 'Téléfoot', la première pensée que j'ai eu c'est 'oh non, je vais être le dernier présentateur de 'Téléfoot'", a rembobiné dans "À la régulière" celui qui s'est auto-proclamé "le fossoyeur".
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Sa prédiction s'est avérée juste au printemps avant le chamboule-tout de cet été. "Merci aux gens qui ont oeuvré dans l'ombre. Parce que ça s'est fait dans l'ombre. Et moi je n'étais pas au courant pour que cette émission continue, qu'elle ait dix minutes de plus, dix minutes d'images et de reportages en plus", a expliqué l'acolyte de Bixente Lizarazu. Avant de prendre conscience de sa chance : "On est passé de plus grand chose à beaucoup. Et en 2026, dans nos vieux médias, c'est assez rare de vivre des étés comme ça. C'est plutôt la disparition qui concernent les gens et pas la poursuite d'un programme dont j'ai mesuré la popularité et l'importance pendant ces mois d'arrêt".