Christophe Dugarry : "Je n'ai pas envie d'être le Bourdin du football"

Partager l'article
Vous lisez:
Christophe Dugarry : "Je n'ai pas envie d'être le Bourdin du football"
Christophe Dugarry
Christophe Dugarry © Abaca
A l'occasion de la Coupe du monde de football en Russie, l'animateur de "Team Duga" sur RMC s'est confié auprès de puremedias.com.

puremedias.com au rythme de Moscou. A l'occasion de la prochaine Coupe du monde de football, qui se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet, les personnalités de l'univers du ballon rond se confient pendant un mois pour parler du mythique tournoi de football et de leurs actualités à la télévision ou à la radio. Ainsi, Christophe Dugarry, membre phare de la Dream Team RMC et présentateur de "Team Duga" a répondu à notre sollicitation.

À lire aussi
Diffusion Coupe du monde de rugby 2019 : Le calendrier des retransmissions chaîne par chaîne
TV
Diffusion Coupe du monde de rugby 2019 : Le calendrier des retransmissions chaîne...
Eric Zemmour devient chroniqueur sur CNews dès lundi à 19h
TV
Eric Zemmour devient chroniqueur sur CNews dès lundi à 19h
"Stars à nu" : Les 7 célébrités masculines qui se déshabilleront sur TF1
TV
"Stars à nu" : Les 7 célébrités masculines qui se déshabilleront sur TF1

Propos recueillis par Florian Guadalupe.

Partie Coupe du monde

puremedias.com : Quel est votre meilleur souvenir d'une Coupe du monde ?
Mon meilleur souvenir d'une Coupe du monde... Y'en a plein ! Y'en a des histoires incroyables... Mon meilleur souvenir, ça restera mon premier but lors du match de la France contre l'Afrique du sud en 1998. Pour moi, ça a été un tournant important dans ma carrière. Ca a été décisif. C'est le moment le plus fort.

Ils ont dit
"J'étais juste effondré et je crois que je ne m'en suis toujours pas remis"
Christophe Dugarry

Quel est votre plus mauvais souvenir ?
Le plus mauvais, c'est France/Allemagne en 1982. J'avais 10 ans, j'étais devant la télévision chez mes grands-parents et c'étaient mes premiers pleurs. On se fait éliminer par les Allemands. On mène 3-1, ils égalisent 3-3. On perd aux pénalties. C'est juste horrible. J'étais passé par toutes les émotions possibles et inimaginables. C'est la première fois que je pleurais devant un match de football. J'étais juste effondré et je crois que je ne m'en suis toujours pas remis.

Qui sera la surprise de cette Coupe du monde en Russie ?
Est-ce qu'il y en aura une ? Il y en a toujours une. Est-ce que si je dis la Belgique, ça en sera véritablement une, une surprise ? Ils font partie des outsiders crédibles. Je pense que la Belgique va être une équipe très ouverte à jouer.

La France peut-elle aller jusqu'au bout ?
Ils peuvent. Sincèrement, tout est possible dans le football. Les matchs face à la Russie et face à la Colombie, ils m'ont un peu inquiété. Cette équipe n'a pas encore une âme. Elle arrive à créer cette âme quand elle est dos au mur, lorsqu'elle est en difficulté. Est-ce qu'on sera capable dans la difficulté de se retrouver ? Je l'espère et je le souhaite. Je reste optimiste. Ce qui m'inquiète, c'est que j'ai vu les adversaires et ils sont sacrément forts.

Partie médias

Ils ont dit
"Je prenais un peu trop les choses à coeur"
Christophe Dugarry

En tant que consultant sur RMC, comment abordez-vous cette Coupe du monde ?
Très tranquille, très serein. J'aime le foot, c'est ma passion. C'est ma vie. Avec beaucoup d'enthousiasme et d'envie. C'est une compétition magnifique.

Dans le dispositif de RMC et BFMTV, quelle sera votre place ?
Grosso modo, je ne vais travailler que les 15 premiers jours. Je m'arrête le 30 juin. Ils nous ont demandé si on voulait aller jusqu'au 15 juillet. J'ai dit non, parce que je voulais partir en vacances et parce qu'on reprend la saison le 10 août pour une année complète. Je sais que j'ai besoin de récupérer. On n'a pas beaucoup de vacances par an. On a deux semaines de septembre à juin. En dix mois, c'est quand même assez hard. Je n'ai pas voulu aller jusqu'au bout. Sur les quinze jours, je ferai quatre heures d'antenne par jour, réparties sur les différentes antennes.

Vous êtes consultant, mais aussi chef de bande dans "Team Duga". Lequel des deux postes préférez-vous ?
Consultant, ça me va très bien. Je n'ai pas d'égo. Je n'ai pas d'ambition particulière. Je n'ai pas envie d'être le Bourdin du football. Je fais mon émission. J'essaye de le faire du mieux possible. Les gens qui veulent débattre et donner leur avis sont les bienvenus dans mon émission. On a une bonne équipe, avec des avis et des caractères différents. Par moment, ça chauffe un peu. C'est aussi ça qui est agréable.

Qu'est-ce qui a été le plus compliqué au début ?
D'avoir du recul sur les choses. Peut-être que je prenais les choses un peu trop à coeur. Il faut qu'il y ait aussi de l'humour, du chambrage et de la moquerie. Je vois Eric Di Meco (consultant, ndlr), même s'il ne pense pas certaines choses, il le dit pour me chauffer. Il veut me faire monter dans les tours. Il y a aussi ce jeu-là que je n'appréhendais pas forcément au début. Je prenais un peu trop les choses à coeur. Ca m'arrive encore un peu aujourd'hui.

Ils ont dit
"Est-ce que les journalistes aiment le foot ? Est-ce qu'ils aiment les joueurs ? Est-ce que c'est des salopards ? Est-ce qu'ils veulent te la faire à l'envers ? Toutes ces questions, tu te les poses quand tu es joueur"
Christophe Dugarry

Lorsque vous étiez joueur, vous imaginiez un jour travailler pour un média ?
Ce que j'ai pris par les journalistes, je ne te cache pas que... J'ai eu une carrière très difficile, où j'ai été beaucoup chahuté par la presse. Donc, non, je ne m'y attendais pas du tout. Je voulais terminer ma carrière et faire le tour du monde.

Il y a 20 ans, vous tiriez la langue à la presse et aux journalistes. Aujourd'hui, vous êtes critique avec les joueurs. Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction ?
Je ne sais pas s'il y a une contradiction. Je dis ce que je pense. Après, j'ai été l'un des joueurs les plus critiqués. Jamais je ne me suis permis d'appeler un journaliste, pour lui dire : "Sincèrement, ce que tu as dit sur moi, ce n'est pas bien". Ca ne m'est jamais arrivé. J'ai accepté la critique parce que je sais que ça fait partie du jeu. Je devais certainement avoir un peu de responsabilité, dans mon attitude, dans mes performances. Ce n'est pas toujours la faute des journalistes. C'est pour ça que quand je suis arrivé à Canal, on a voulu me faire signer d'entrée 3 ou 4 ans. J'ai dit "non". Je voulais voir ce que c'est que le monde du journalisme, comment ça se passe dans une rédac' et ce que sont réellement les journalistes. Est-ce qu'ils aiment le foot ? Est-ce qu'ils aiment les joueurs ? Est-ce que c'est des salopards ? Est-ce qu'ils veulent te la faire à l'envers ? Toutes ces questions, tu te les poses quand tu es joueur. Aujourd'hui, le journaliste, c'est un peu l'ennemi. Il y en a beaucoup en qui tu ne peux pas faire confiance et tu en as certains qui travaillent bien. Certains veulent juste faire du buzz. Peut-être plus aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Il faut se méfier et voir où tu mets les pieds. J'avais dit à Alexandre Bompard (ancien directeur des sports de Canal+, ndlr) que je voulais faire 8 mois pour voir comment ça se passe. Je me suis rendu compte qu'à Canal, les mecs adoraient le football. Ce sont des vrais passionnés. Ils n'étaient pas aigris, sympas, simples. Ils avaient parfois des infos qui ne sortaient pas pour ne pas mettre en porte-à-faux les joueurs. L'image que j'avais des journalistes n'était pas du tout la bonne. Ce n'est pas parce que j'ai été critiqué, que je dois me taire. Surtout, je suis le premier à me critiquer. La critique, elle existe et elle doit exister. Après, il ne faut pas qu'il n'y ait de l'acharnement.

Dans votre émission, vous avez une liberté de ton. Vous êtes passé par plusieurs médias. Est-ce que c'est propre à la ligne de RMC ?
J'ai l'impression. Mais à Canal, j'avais la même liberté de ton. Je travaillais avec Pierre Ménès pendant beaucoup d'années. On ne nous a jamais dit : "Il ne faut pas faire ça, il ne faut pas dire ça". Après, bien évidemment, il y a des présidents qui se plaignent et qui appellent la direction. Ce n'est jamais revenu jusqu'à moi que ce soit à Canal ou à RMC. Je sais, par les patrons, que certains présidents appellent : "Ouais, Duga, il a été dur". Mais on ne m'a jamais demandé de me calmer.

Ils ont dit
"Je n'ai pas d'égo. Je n'ai pas envie d'être numéro 1. Je ne me regarde pratiquement jamais à la télé"
Christophe Dugarry

Vous êtes toujours en contact avec les équipes du "Canal Football Club" ?
Je vois souvent Dominique Armand, Habib Beye, Pierre Ménès. Je regarde encore l'émission. C'est une émission phare, qui résume bien le football.

Vous pourriez un jour y retourner ?
Je ne crois pas. J'ai fait 10 ans à Canal. Je vais faire 4 ans à RMC. Ca va me faire 14, 15 ans. Je n'ai pas envie de passer ma vie dans les médias. Ce n'est pas la vie que j'ai envie d'avoir. Aujourd'hui, j'ai 46 ans. Ma passion, c'est le golf. J'ai envie de faire le tour du monde des golfs. Je n'ai pas envie de passer ma vie dans les médias, à juger, parler football. C'est un peu redondant aussi. Ce n'est pas la vie que j'ai envie d'avoir. On m'a proposé de devenir entraîneur d'un club de football. J'ai envie d'avoir une vie très cool, très peinarde. Je veux profiter, faire le tour du monde, rester avec mes enfants. Après ma carrière de footballeur, j'ai travaillé très tôt dans les médias. Donc je ne serai pas le prochain Jean-Michel Larqué.

Il est alors impossible de vous imaginer à la télévision dans un autre domaine que le football, comme l'a fait David Ginola dans le divertissement sur M6 ?
Non. Je ne ferai jamais ça. (rires) Ce n'est pas pour moi. Je n'ai pas d'égo. Je n'ai pas envie d'être numéro 1. Je ne me regarde pratiquement jamais à la télé. Là, je fais de la télé parce que ça m'occupe, ça me plaît, ça me permet de rester dans ma vie, dans le football.

commentaires
Veuillez désactiver votre bloqueur de pub (Adblock) pour ce site afin d'afficher l'intégralité des commentaires et en publier.
blt

C'est en Russie de l'ouest ,avec deux heures de décalage ou un plus ,le premier match France /Australie à 12 h en France un samedi ! Les matchs en soirée commencent à 20h (TF1 en mettra)



gauthier

Ça t'a rappelé le bon vieux temps,c'est pour ça!



Aucunavis

En 82 j’étais pour les Allemands un signe peut être.



tout_le_toutim

Vous n'êtes rien du tout!



Pascal Mar

sur xxl ils vont adoré le foot(re)



walter

Foot et Christine Angot, même combat !

J'aime bien ton avatar ! ;)



Deal With It

J'adore le foot.



nick5975

Pourqupi perdre son temps à venir écrire un message si vous n'aimez pas le foot ?



nick5975

Dugarry était l'un des meilleurs consultants à Canal même si je trouve qu'il s'écoutait un peu trop parler sur la fin.

Et vivement la Coupe du Monde ! Seul hic : les horaires pas vraiment tops.



Deal With It

Vivement que l'équipe de France soit éliminée qu'on arrête de nous bassiner avec ça.



comments powered by Disqus
Sur le même thème
l'info en continu
"Scènes de ménages" : Un nouveau prime time pour la série de M6 le 7 novembre
Programme TV
"Scènes de ménages" : Un nouveau prime time pour la série de M6 le 7 novembre
Netflix a regagné des abonnés au 3e trimestre mais reste prudent pour l'avenir
SVOD
Netflix a regagné des abonnés au 3e trimestre mais reste prudent pour l'avenir
Comparaison polémique entre voile et "uniforme SS" : Olivier Galzi pris à partie par un de ses invités sur LCI
TV
Comparaison polémique entre voile et "uniforme SS" : Olivier Galzi pris à partie...
"Le prix du silence" : RMC Story lance la série britannique le 6 novembre
Programme TV
"Le prix du silence" : RMC Story lance la série britannique le 6 novembre
Audiences : Faible retour pour "Ca ne sortira pas d'ici" sur France 2, record pour "C dans l'air" sur France 5
Audiences
Audiences : Faible retour pour "Ca ne sortira pas d'ici" sur France 2, record pour...
Audiences access 20h : Record pour "C'est Canteloup", "Le 20h, le mag" en forme, "Passage des arts" et "Clique" faibles
Audiences
Audiences access 20h : Record pour "C'est Canteloup", "Le 20h, le mag" en forme,...
Vidéos Puremedias