M6 s'adapte à l'actualité. La chaîne vient d'annoncer un changement de programmation pour "Zone Interdite"et "Enquête exclusive". Initialement, le magazine d'Ophélie Meunier aurait dû proposer dimanche 8 novembre un document intitulé "Prisons françaises : enquête sur une machine à fabriquer des récidivistes ?" et celui de Bernard de la Villardière un reportage dans la lignée du premier, nommé "Trafics, violences : nos prisons vont-elles craquer ?".
"En raison de l'actualité", ces deux reportages sont déprogrammés et seront proposés à une date ultérieure sur M6. La chaîne a préféré coller à l'actualité, marquée par les manifestations contre la vie chère, la colère lycéenne et les violences ayant émaillé les cortèges. "Zone Interdite" livrera donc aux spectateurs le 8 novembre un reportage titré "Nous avons infiltré la colère : enquête sur une France qui s’embrase". "Des magasins pillés, des policiers pris pour cible, des commerçants qui défendent leur boutique au péril de leur sécurité, des dégâts qui se chiffrent en millions d'euros. C'était le 17 octobre… À chaque nouvelle mobilisation, les images de violences se répètent. Au-delà des images de chaos, comment expliquer ces affrontements ?, interroge M6 dans un communiqué de presse. Pour répondre à cette question, l'émission d'Ophélie Meunier replongera dans "des décennies de contestation", "de mai 68 aux Gilets jaunes, des émeutes de 2005 aux Black Blocs". L'émission donnera la parole à des historiens et sociologues, mais aussi à des casseurs et des commerçants dont les boutiques ont été victimes de dégradations.
"Enquête exclusive" proposera lui le reportage "Quartier gare du Nord : tensions au cœur de Paris", un sujet qui n'est pas en lien direct avec l'actualité sociale du pays. Le lieu est présenté par le communiqué de M6 comme "l'un des quartiers les plus étonnants de Paris. Autour de la gare du Nord, où transitent chaque jour 700 000 voyageurs, deux mondes que tout oppose vivent désormais côte à côte. Une partie du quartier s'embourgeoise à toute vitesse. [...] Mais à quelques centaines de mètres de ce nouveau paradis des 'bourgeois-bohèmes' et des investisseurs, le décor change brutalement. Crack consommé en pleine rue, vols, squats, cambriolages, cigarettes de contrebande et vente à la sauvette : les trafics occupent les trottoirs et empoisonnent le quotidien des riverains", peut-on lire dans le communiqué de la chaîne.
