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"Des attaques intolérables" : CMA Média dénonce des "agressions" contre les journalistes de BFMTV pendant les manifestations du 17 octobre
Publié le 19 octobre 2026 à 18:50
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Le groupe de presse assure que des journalistes de BFMTV et un photoreporter de "La Provence" ont été violemment pris à partie samedi 17 octobre, en marge des manifestations.
Des tensions entre journalistes et manifestants captées par les caméras de BFMTV à Nantes ce 17 octobre 2026 © BFMTV

Les images des pillages ont tourné en boucle sur les chaînes d'info. Ce dimanche 18 octobre, CMA Média, propriétaire de BFMTV et de "La Provence", a publié un communiqué pour dénoncer les agressions dont plusieurs de ses journalistes auraient été victimes lors des manifestations organisées la veille partout en France contre la vie chère.

"Une de ses journalistes a été blessée au dos"

"Une équipe de BFMTV a été prise à partie à Nantes pour l'empêcher de filmer les pillages. Une de ses journalistes a été blessée au dos en résistant pour garder son matériel", peut-on lire. "À Paris, une autre équipe de BFMTV a dû interrompre son reportage sous la menace alors qu’elle filmait les dégâts causés par les casseurs", ajoute le communiqué. Si rien n'a été montré à l'antenne, une séquence diffusée en direct vers 14h05 permet de réaliser l'ampleur des tensions. 

La journaliste décrit les premiers mouvements de foule place du Maréchal-Foch à Nantes, où plusieurs cortèges venaient de se rejoindre. "La police a tiré les premiers gaz lacrymogènes. On ne peut pas exactement vous dire ce qu'il s'est passé mais ce qu'on peut vous confirmer c'est qu'il y a énormément d'individus qui sont vêtus en noir et cagoulés. La manifestation a commencé il y a une demie heure dans le calme (...) mais c'est ici que les premières tensions commencent à arriver avec ces individus cagoulés qui ne cessent de courir dans tous les sens", explique-t-elle. Sur les images, plusieurs personnes vêtues de noir et cagoulées s'approchent alors de la caméra. Certaines semblent tenter de masquer l'objectif et de s'emparer du matériel, avant que la transmission ne soit interrompue. 

CMA Média rapporte également qu'à Marseille, "un photo reporter de 'La Provence' a été violemment agressé physiquement et menacé avec une arme pour lui dérober son matériel." "Le groupe CMA Media s'associera aux dépôts de plainte de ses journalistes. Il condamne fermement ces attaques intolérables qui entravent le travail de ses équipes sur le terrain et qui remettent en cause le droit d'informer" écrit CMA Média. Avant d'ajouter : "La liberté de la presse est un bien fondamental qui ne saurait être bafoué, aucune cause ne saurait justifier la violence contre celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour une information pluraliste et indépendante."

Sur X, la Société des journalistes de BFMTV a également réagi : "Une nouvelle journée très compliquée pour certaines de nos équipes sur le terrain hier. Soutien à celles et ceux qui endurent des insultes et des agressions en ne faisant que leur travail de journaliste."

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La journée a également été marquée par des attaques visant des médias concurrents. À Paris, les locaux de CNews, Europe 1 et du "Journal du dimanche", trois médias sous le giron du milliardaire d'extrême droite Vincent Bolloré, ont été la cible de dégradations. Vingt et une personnes ont été interpellées.

Ces incidents s'inscrivent dans une journée de mobilisation nationale contre la vie chère, les inégalités et la dégradation des services publics, dans le prolongement d'un mouvement lycéen réclamant davantage de moyens pour l'éducation. Entre 550.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, et 800.000, d'après les organisateurs, ont manifesté à travers la France. Si de nombreux cortèges se sont déroulés pacifiquement, plusieurs villes ont connu des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, ainsi que des pillages et des dégradations. L'action de la police a également été mise en cause. À Saint-Étienne, une enquête de l'IGPN a été ouverte après qu'un jeune manifestant a eu la main arrachée, dans des circonstances impliquant une grenade policière.

Par Bruna Fernandez | Journaliste
Née à l’époque des “Inconnus”, Bruna grandit entre le Brésil et la France. Enfant, elle enrichit son imaginaire devant le grand et le petit écran. Devenue journaliste, elle passe derrière la caméra et travaille pour plusieurs émissions. Un petit monde qu’elle se plaît à décortiquer pour puremedias.
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