Grève : La presse en colère contre les syndicats de Presstalis

Partager l'article
Vous lisez:
Grève : La presse en colère contre les syndicats de Presstalis
Pas de journaux dans les kiosques demain.
Pas de journaux dans les kiosques demain. © Abaca
Plusieurs tribunes à charge contre le syndicat SGLCE CGT ont émaillé les sites internet des journaux. En cause : une énième grève du distributeur de presse qui empêche la sortie en kiosques.

Ils en ont assez. Presstalis, principal distributeur des quotidiens nationaux, est à nouveau en grève, après de multiples antécédents ces derniers mois. Conséquence directe pour les journaux : pas de distribution en kiosques. Hier, pour exprimer leur indignation, les patrons de la presse quotidienne ont quasi-unanimement décidé de ne pas imprimer leurs éditions respectives. Mais si les principaux titres de presse quotidienne sont introuvables aujourd'hui, leurs éditorialistes expriment tout de même leur colère... via internet.

À lire aussi
"The Voice" : The Vivi viré par la production après la révélation de ses tweets racistes et homophobes
TV
"The Voice" : The Vivi viré par la production après la révélation de ses tweets...
Affaire Duhamel : François Morel dénonce sur Inter "l'esprit de meute" des médias et tacle sa propre station
Radio
Affaire Duhamel : François Morel dénonce sur Inter "l'esprit de meute" des médias...
Audiences "13 Heures" : Face à la panne de TF1, quel score pour Julian Bugier sur France 2 ?
Audiences
Audiences "13 Heures" : Face à la panne de TF1, quel score pour Julian Bugier sur...

"Radicalisation des syndicats"

"C'est une catastrophe, une honte, et je pèse mes mots", tempête la première ligne du billet de Dominique Seux. Le rédacteur en chef aux Echos soupçonne clairement les syndicats d'en faire trop, spécifiquement en période de crise : "La réalité est qu'il y a, à la CGT, la radicalisation d'un certain nombre de syndicats professionnels ou locaux. On le voit chez PSA, à Aulnay (...) chez Goodyear, à Amiens. Dans un certain nombre de cas, la confédération CGT, à Montreuil, est débordée. On l'a vu avec les dockers, à la SNCF." Il conclut : "On le voit au Livre", visant explicitement les responsables de cet énième mouvement social, à savoir le syndicat SGLCE CGT du Livre.

A circonstances exceptionnelles, phénomènes exceptionnels. Il aura fallu une grève massive des distributeurs de presse pour que les critiques de Libération et du Figaro soient dirigées dans la même direction. "Nous signifions que ne pouvons plus tolérer que le travail de toute la rédaction du Figaro et de ses personnels soit ainsi saccagé", s'indignent le directeur général du Groupe Figaro, Marc Feuillée, et le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brézet. Du côté de Libé, c'est Nicolas Demorand qui signe un billet à charge, mais sans jamais citer nommément le syndicat responsable. "Les ouvriers du livre, en tout cas ceux qui ont décidé d'aller à la politique du pire, pensent qu'en mourant ensemble nous vivrons plus longtemps. Funeste erreur", professe le successeur de Laurent Joffrin à la tête du journal.

"Une parution sur quatre"

Et chacune des voix de rappeler, par les faits, les raisons de leur colère : "Une fois encore, la distribution des journaux est gravement perturbée. Au total, ce sera environ la trentième fois ces derniers mois. Trente occasions ratées. Trente rencontres déçues", selon le directeur de publication du quotidien de gauche. "Dans le cas du quotidien Les Echos, c'est la vingt-cinquième perturbation en quatre mois, donc sur environ cent parutions", compte de son côté Dominique Seux, en soulignant le ratio : "Cela fait une parution sur quatre."


Alors que la rivalité entre presse gratuite et presse payante alimente le débat du journalisme depuis des années, les patrons de presse voient carrément dans ce nouveau coup dur... le potentiel coup de grâce."Faute de solution rapide, c'est l'ensemble de la filière industrielle et logistique de la presse qui est gravement menacée, et donc l'existence des journaux", prophétisait au micro de France Info Marc Feuillée, le patron du Figaro, ce matin. Nicolas Demorand, non moins fataliste, termine son commentaire par le même constat : "Si elles continuent, les grèves, perlées ou massives, transformeront [l']hypothèse [de Libération uniquement sur internet] en certitude. A très court terme." A bon entendeur.

Sur le même thème
l'info en continu
6 nations : France/Ecosse maintenu ce dimanche sur France 2
Sport
6 nations : France/Ecosse maintenu ce dimanche sur France 2
Eliminée de "Pékin Express", Sabine s'en prend à son binôme Loïc : "Il a gâché mon aventure"
TV
Eliminée de "Pékin Express", Sabine s'en prend à son binôme Loïc : "Il a gâché mon...
Une émission avec Claude ("Koh-Lanta") "dans les tuyaux" selon Alexia Laroche-Joubert
TV
Une émission avec Claude ("Koh-Lanta") "dans les tuyaux" selon Alexia...
"Ce monsieur est fou !" : Un garagiste poursuit en direct un envoyé spécial de Julien Courbet sur M6
TV
"Ce monsieur est fou !" : Un garagiste poursuit en direct un envoyé spécial de...
"Enchères mécaniques" : RMC Découverte met des véhicules aux enchères avec Philippe Lellouche dès le 16 mars
Programme TV
"Enchères mécaniques" : RMC Découverte met des véhicules aux enchères avec...
"13 Heures" de TF1 : "Le canard enchaîné" révèle la raison de "l'énorme problème technique"
TV
"13 Heures" de TF1 : "Le canard enchaîné" révèle la raison de "l'énorme problème...
Vidéos Puremedias