Elle est aujourd'hui loin du monde du journalisme. Désormais adjointe au maire de Paris Emmanuel Grégoire, Audrey Pulvar a durant de nombreuses années occupé le petit écran et les ondes radios. Après des débuts en 2002 sur LCI et TV5 Monde, la journaliste était passée par France Télévisions (à la présentation du "Soir 3" et en tant que chroniqueuse dans "On n'est pas couché" sur France 2), I>Télé , CNews ou encore D8. Elle avait également officié sur RTL et France Inter. Mais tout cela, c'était avant qu'elle ne décide en 2017 de se lancer intégralement dans une nouvelle carrière : la politique.
Depuis plusieurs années, l'ancienne journaliste embrasse donc un nouveau quotidien qui la met, une nouvelle fois, sous le feu des projecteurs. Et elle n'est une nouvelle fois pas épargnée par les critiques, parfois même sur des sujets très personnels, comme sa coupe de cheveux. Depuis deux ans, Audrey Pulvar a en effet décidé de porter ses cheveux au naturel, avec une coupe afro. "Concernant mes cheveux, j'ai des remarques désobligeantes, sexistes et racistes tous les jours, a expliqué l'adjointe au maire de Paris au média digital "Herstory". Avant c'était parce que j'avais des brushings et donc ce n'était pas bien, puis quand parfois je faisais des tresses, ce n'était pas bien non plus. Il y a même quelqu'un qui m'a accusée de faire des tresses parce que j'étais une 'islamiste déguisée'".
L'occasion pour l'ancienne journaliste de revenir sur la période où elle était très présente à l'écran, et où la question de ses cheveux avait déjà fait débat. "Je vous assure qu'être sur une grande chaîne hertzienne à une heure de grande écoute et devoir représenter le travail de toute une rédaction, c'était une responsabilité en tant que femme noire qui était importante. On ne m'a jamais dit clairement 'vas te coiffer' ou des choses comme ça [...], mais c'était implicite quand même. Je me souviens d'une fois, la chaîne de télé en question avait voulu faire un truc un peu stylé, donc elle les avait un peu crêpés. [...] Et le patron de la chaîne je l'ai vu, je l'ai entendu dire à la coiffeuse : 'Non mais pour le prochain journal, il faut me la dégonfler un peu", a-t-elle raconté, gestes à l'appui autour de sa chevelure afro. "Le fait de les porter afro ça a un sens politique et c'est un sens d'affirmation, très clairement", a-t-elle ajouté.
