C’est l’une des animations de la rentrée sur les ondes. Le 24 août dernier, Céline Landreau a été propulsée aux commandes de la matinale de RTL en lieu et place de Thomas Sotto. La Vendéenne est ainsi devenue la première femme à incarner le rendez-vous le plus stratégique de la station privée. Un sacré challenge pour cette journaliste discrète de 38 ans qui accompagnait depuis treize ans les mêmes auditeurs, mais à des postes beaucoup moins exposés (flashs, service politique, journaux et remplacements).
En 2022, et après avoir gravi progressivement les échelons, elle a animé la tranche du midi en compagnie d’un certain Pascal Praud, présentateur de l’émission de débat "Les auditeurs ont la parole". Devant la caméra du "Buzz TV", la désormais matinalière est revenue sur cette période, marquée par des divergences de points de vue avec son collègue aux idées déjà bien tranchées. "On a eu des débats. À l’antenne, on n’était pas toujours d’accord non plus et on ne se privait pas de le dire. Mais ça s’est toujours fait dans le respect mutuel, dans la courtoisie et humainement, honnêtement, ça s’est toujours très bien passé. C’était quelqu’un de très respectueux de la rédaction de RTL et de ses journalistes", a-t-elle rembobiné.
L'ancienne présentatrice des journaux de 8h estime que la figure de proue de la chaîne d’info du groupe Canal+ a changé de ton depuis son transfert sur les canaux sous le giron de Vincent Bolloré. "C’est le même personnage mais il y avait le Pascal Praud qui travaillait sur CNews et il y avait le Pascal Praud qui travaillait sur RTL. Il ne se reniait pas, mais il savait que ce n’était pas la même rédaction, pas la même ligne éditoriale", analyse celle qui est restée un an à ses côtés, avant que ce dernier ne rejoigne Europe 1.
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Désormais aux manettes de la matinale, Céline Landreau fréquente une autre figure phare du PAF, Marc-Olivier Fogiel, avec qui elle s’entend "très bien" et avec lequel elle mènera des "interviews XL" avec les plus prétendants les plus importants au fauteuil présidentiel. L’objectif déclaré : "proposer la meilleure matinale possible, remplir notre cahier des charges" pour "ne pas perdre d’auditeurs, si possible en gagner chaque jour un peu plus" et ainsi grappiller le retard sur France Inter, leader des audiences sur cette case stratégique. "L’opération reconquête, elle ne va pas se faire en trois mois", concède-t-elle, lucide. Premiers éléments de réponse mi-novembre avec la prochaine vague Médiametrie.
