La rédaction de BFMTV dénonce l'intervention d'un expert sur son antenne concernant la mort de la journaliste libanaise, Amal Khalil tuée par une frappe israélienne. Via un communiqué partagé sur les réseaux sociaux, le samedi 25 avril, la chaîne d'information en continu dit "condamner fermement toute atteinte à la liberté d'informer". Dans la foulée, la Société des journalistes du groupe s'est, elle aussi, manifesté en se "désolidarisant totalement" des "propos choquants" tenus en direct par le même collaborateur sur l’antenne, mercredi dernier.
Philippe Sidos, général et ancien chef de liaison de la FINUL, avait expliqué dans le "BFM Grand soir" de Maxime Switek que la reporter décédée avait été "ciblée" en raison du journal pour lequel elle officiait, c’est à dire "Al-Ahkbar", un quotidien "très très pro Hezbollah". Une position à même de "justifier cet acte" selon la SNJ, et ce alors que les correspondants sur place du groupe avaient décrit les circonstances de sa mort "avec la plus grande rigueur et indépendance".
Via une publication postée sur X, le canal 15 de la TNT rappelle que les propos tenus sur son plateau "s’inscrivent dans le cadre d’une analyse exprimée par un consultant invité lors d’un débat d’actualité et en aucun cas ne reflètent celui de la chaîne". La chaîne d’info en continu souligne également qu’elle "condamne fermement toute atteinte à la liberté d’informer" et indique que "cibler un journaliste constitue un crime de guerre au regard du droit international humanitaire défini par la convention de Genève".
"Il est inacceptable que certains experts en plateau paraissent expliquer la mise en danger voire le meurtre des journalistes, ce qui en outre fragilise la sécurité de nos journalistes sur place", peut-on également lire sur le texte écrit par la société des journalistes.
À lire aussi : "Temporairement suspendue" après sa condamnation, Barbara Lefebvre fera (déjà) son retour en mai sur RMC
La journaliste libanaise Amal Khalil a été "tuée à la suite d'une frappe aérienne" israélienne dans le sud du Liban, alors qu'elle racontait le conflit au Moyen-Orient pour le quotidien "Al-Akhbar". Cette figure du métier dans son pays avait 42 ans et couvrait les combats dans cette zone depuis près de vingt ans. En réaction à cette mort, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a estimé que "cibler des journalistes et entraver l'accès des équipes de secours constitue un crime de guerre".

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2