Ce soir, c'est le grand soir. Ce lundi 26 octobre, Aurélie Casse prend pour la première fois les commandes du JT de "20 Heures" de France 2, dont elle assurera la présentation pendant une semaine, à l'occasion des vacances scolaires. La journaliste de 40 ans remplace Jean-Baptiste Marteau, devenu titulaire du JT depuis le retrait de Léa Salamé, qui a choisi de se mettre en retrait pendant la campagne présidentielle de son compagnon, Raphaël Glucksmann.
Une nouvelle étape pour celle qui s'est fait connaître sur les chaînes d'information en continu, notamment LCI, iTélé et BFMTV, avant de rejoindre France Télévisions en 2023. Après des passages par "C à vous" et "C l'hebdo", Aurélie Casse présente désormais "C dans l'air" les vendredis et samedis sur France 5. Mais le "20 Heures" représente un tout autre exercice, qu'elle aborde avec une certaine appréhension.
"J'allais dire un peu, mais je stresse beaucoup", reconnaît-elle dans une interview accordée au "Parisien". "Le moment où je vais entendre le générique et comprendre que c'est moi qui présente me stresse", confie celle qui a déjà effectué deux jours d'immersion au sein de la rédaction.
Pour préparer cette première, Aurélie Casse a pu compter sur les conseils de plusieurs visages de France Télévisions. "Jean-Baptiste est une force tranquille, toujours souriant, c'est un soleil. Le plaisir de bosser ensemble m'a beaucoup rassurée", explique-t-elle. Laurent Delahousse lui a également recommandé de rester elle-même : "N'essaie pas d'être parfaite, personne ne l'est. Ne cherche pas à jouer un rôle, reste spontanée et naturelle."
Mais qu'en est-il de Léa Salamé, dont le retrait a provoqué ce jeu de chaises musicales à la présentation du JT ? "Quant à Léa, je ne la connais pas, j'ai hésité à lui écrire", révèle Aurélie Casse. "Je me suis dit : ‘Est-ce que j'embête tout le monde à demander des conseils ?’ J'en ai déjà reçu beaucoup."
Interrogée sur la décision de sa consœur de quitter temporairement le "20 Heures", la journaliste livre une réponse nuancée. "Je trouve ça dommage de penser qu'une femme a forcément les mêmes idées politiques que son mari", estime-t-elle. "Après, je comprends qu'à partir du moment où il y a un soupçon, il faut protéger le JT. C'est le plus important, plus que la carrière des uns ou des autres. C'était la meilleure décision."
Si Aurélie Casse se prépare à cette nouvelle aventure, rien ne garantit pour l'instant qu'elle s'installera durablement dans le fauteuil de joker. "Je n'ai rien signé. C'est un essai. On ne me l'a pas dit ainsi, ils sont sympas (rires), mais je le vis comme ça", précise-t-elle, avant d'ajouter : "J'aime le défi. Et j'aime stresser, même si c'est désagréable."
C'est Philippe Corbé, directeur de l'information de France Télévisions, qui lui a proposé ce nouveau rôle durant l'été. Une opportunité qu'elle n'avait pas particulièrement cherchée : "Je n'ai jamais dit ‘Je veux faire le 20 Heures’. Je me suis toujours laissée porter par mes chefs ou par les opportunités."
Dans les pages de "Gala", la journaliste évoque également les figures qui l'ont inspirée au cours de sa carrière, de David Pujadas, dont elle admirait l'intensité, à Anne-Sophie Lapix, pour ses qualités d'intervieweuse, en passant par Anne Sinclair, qu'elle considère comme une référence.
Reste désormais à convaincre les téléspectateurs. Mercredi 21 octobre, Jean-Baptiste Marteau a réuni 3,31 millions de personnes devant le "20 Heures" de France 2, soit 18,3% du public, contre 4,88 millions et 26,9% de part d'audience pour Gilles Bouleau sur TF1, selon Médiamétrie. Un écart de 1,57 million de téléspectateurs qu'Aurélie Casse tentera de réduire dès ce lundi soir.
