Forte émotion samedi 7 février sur le plateau de "C dans l'air, l'invité" sur France 5. Aurélie Casse recevait le reporter de guerre Cyrille Amoursky, qui suit pour BFMTV depuis 2022 le conflit russo-ukrainien, depuis le sol ukrainien. Le journaliste a notamment évoqué la disparition d'Antoni Lallican, photographe et grand reporter français, tué en Ukraine en octobre dernier par un drone russe alors qu'il effectuait son travail. "On s'était dit aussi 'un jour, on se prendra un verre, on va pouvoir se rencontrer, à Paris ou à Kiev ou ailleurs'. Et finalement, à force de décaler, on s'est retrouvés dans cette situation là. Je pense que c'est extrêmement important de garder ces visages à l'esprit parce qu'Antoni, c'était une personne qui faisait son travail, qui a été tué par la Russie par un drone à une distance extrêmement importante. [...] On a un citoyen français, en faisant son travail, avec une carte de presse, avec un badge presse, qui a été tué par la Russie... Quelles ont été les conséquences ?"
Pour Aurélie Casse, l'évocation de la disparition en Ukraine du journaliste Antoni Lallican en a rappelé une autre : celle de Frédéric Leclerc-Imhoff, tué le 30 mai 2022 alors qu'il se trouvait à Lyssytchansk, dans l’est du pays, pour BFMTV. À l'époque, Aurélie Casse travaillait encore sur la chaîne info. "Je pense aussi très fort à Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste à BFMTV, a lancé la présentatrice, la voix déjà un peu serrée par l'émotion. "On va regarder une vidéo, publiée par 'La dépêche du midi', a-t-elle poursuivi, émue. Après deux ans... excusez-moi... Après deux ans sans avoir vu sa famille, un soldat ukrainien en formation surprend sa fille pour son anniversaire à Toulouse", a-t-elle déclaré avant de lancer la lecture de la vidéo, quelques sanglots dans la voix.
Frédéric Leclerc-Imhoff avait été tué par un éclat d'obus alors qu'il se trouvait dans un camion humanitaire en compagnie du journaliste Maxime Brandstaetter et de leur fixeuse ukrainienne. Tous trois suivaient l'évacuation des civils de la ville de Lyssytchansk suite à des frappes russes. Une enquête en flagrance pour "crime de guerre" avait été ouverte par le parquet national antiterroriste pour éclaircir les causes de la mort du journaliste. Celui-ci avait été décoré de la légion d'honneur à titre posthume.

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