La saison 4 "All Stars" de "Drag Race France" bat son plein sur france.tv et France 2, réunissant dix queens des précédentes éditions. Toujours en lice : Elips, La Big Bertha, Kam Hugh, Mami Watta, Misty Phoenix, Moon et Piche. Cette semaine, place était accordée au mythique défi du "Makeover", où chaque candidate doit transformer une célébrité en "sœur drag" pour former une famille. Claudia Tagbo, Marilou Berry, Alex Ramirès, Natoo, Théodora, Bruno Sanches et Rebeka Warrior se sont prêtés au jeu.
Et si toutes ont salué la bienveillance, la créativité et l'amour qui se dégagent de l'art du drag, Marilou Berry confiant que "le drag (l'a) toujours fascinée" et Natoo le décrivant comme "une fenêtre sur la bienveillance et l'originalité", certaines des candidates se sont confiées sur les vagues de haine reçues après leurs premières apparitions à la télévision. C'est le cas de La Big Bertha, qui avait marqué les esprits lors de la saison 1 en 2022, et qui, en plus de défendre les droits des personnes LBGTQIA+ et des femmes, lutte contre la grossophobie dans ses prestations.
Alors que Natoo interrogeait les queens sur les "commentaires" haineux qu'elles peuvent recevoir en ligne, La Big Bertha s'est confiée sur le harcèlement qu'elle a subi après son passage dans le programme de France 2. "Est-ce que tu savais que, justement, les haters, et tout ce qui s'est passé sur les réseaux sociaux, ça faisait partie de la raison pour laquelle je ne voulais pas revenir ici ?" "La saison 1, je m'en suis pris plein la gueule. C'est des gens qui regardent l'émission, qui pensent avoir des masters en Drag", a-t-elle ajouté, sous l'étonnement de la Youtubeuse. "Ce sont des gens de la communauté. Ça m'a tellement choqué que ça vienne de la communauté, et ça allait hyper loin, comme des menaces de mort, des 't'as pas le droit d'exister'..." raconte la candidate.
"Je suis allée jusqu'à porter plainte", poursuit-elle, "parce que j'ai eu quand même la photo de la baraque de mes parents dans le Sud, en disant 'j'espère que tes parents sont au courant'. Des photos de mes looks de la saison une avec un couteau dessus…Je suis allée porter plainte quand j'ai reçu des messages dans lesquels des personnes m'envoyaient des 'fais attention au prochain colis que tu vas recevoir à telle adresse, et c'est mon adresse personnelle'".
"J'ai réussi à faire abstraction de tout ça avec tous les messages d'amour que j'ai reçu je leur dis merci d'exister", tempère-t-elle face caméra. "Parce que j'ai reçu des messages de gens qui étaient en chimio et qui me disait mais en fait je suis en train de te regarder et ça m'aide à aller plus loin, des personnes qui te disent 'grâce à toi maintenant j'accepte mon corps je vais à la plage, c'est énorme'", se réjouit-elle. Puremédias vous propose de visionner la séquence dans la vidéo ci-dessus.
La Big Bertha avait également été très exposée lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris en 2024, lors d'un tableau qui avait été interprété comme une reproduction queer de La Cène, mais qui était en réalité une mise en scène du banquet de Dionysos. À l'époque, Piche, également de retour cette saison, et mise en avant lors du tableau, avait elle aussi été victime de harcèlement en ligne, tout comme Nicky Doll, présentatrice du programme. "C'était l'une des expériences les plus folles de ma vie, d'avoir fait la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. J'ai reçu énormément de positivité aussi, mais c'est fou de voir à quel point les gens mettent de l'énergie à nous détester", raconte-t-elle à Claudia Tagbo.
"J'ai reçu des trucs absolument monstrueux sur les réseaux. Pourtant je suis quelqu'un qui a 'le cuir dur' comme on dit, mais c'est vrai que quand on reçoit des messages de gens qui prient pour que tu meures, que tu contractes le VIH, que tu ailles en enfer…", détaille l'artiste. "C'est paradoxal, quand on prie normalement c'est pour souhaiter le bien, et c'est fou de se dire qu'on puisse prier pour souhaiter du mal à quelqu'un d'autre… C'était particulièrement intense, quand tu reçois des messages dans toutes les langues du monde pour te dire qu'on te hait, c'est intense", se souvient-elle. Avant de conclure : "On veut juste les mêmes droits que les autres. Mais si c'était à refaire, je le referai".
Entre 0h02 et 1h16, "Drag Race France All Stars" a réuni 342.000 téléspectateurs sur France 2, soit 9,7% du public âgé de quatre ans et plus.

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