Dans un entretien à l'AFP, Jean-Luc Delarue annonce ce soir qu'il va partir trois semaines en cure de désintoxication et indique réfléchir à une « structure » pour pallier « le manque de parole ».
« J'ai trouvé une cure appropriée que je vais suivre pendant trois semaines à partir de la semaine prochaine », indique l'animateur producteur qui explique regretter un « manque de parole » autour de la cocaïne.
« L'héroïne est encadrée, on parle de salles de "shoot", il y a de la méthadone et du subutex en pharmacie... C'est quelque chose qui a été pris en charge par la société, de même que le cannabis. (Mais) on a très peu de renseignements (sur cette drogue). C'est un engrenage et on ne sait pas à quel point c'est dangereux », ajoute-t-il.
Selon lui, le discours public autour de la cocaïne est inadapté. On parle de « drogue de riches » alors qu'au contraire, « elle se démocratise (...) En quelques années le prix du gramme a été quasiment divisé par deux (de 150 à 80 euros). Et aujourd'hui 4% des adolescents y ont touché, c'est énorme (...) On parle d'une drogue festive, ça n'est pas mon cas. C'est comme une cloche à fromage qui vous isole. Ca vous donne un moteur d'avion mais pas la stabilité (...) Je n'ai jamais su à qui en parler, je n'ai jamais trouvé de groupes de parole comme les narcotiques ou les alcooliques anonymes. Ca n'est pas quelque chose dont on est fier, dont on parle à ses amis ».
A son retour, l'animateur aimerait créer une « structure » pour proposer une parole anonyme et gratuite sur la cocaïne. « Ce sera peut-être une association ou une fondation. J'en saurai plus en rentrant de cure. Le but est de proposer un contexte anonyme, en l'accompagnant d'un discours préventif ».
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