Ce lundi 18 mai, TF1 lance sa série "L'été 36", attendue de pied ferme par les téléspectateurs. Créée par Marie Deshaires, Catherine Touzet et Iris Bucher, la fiction, troisième grande fresque historique de TF1 incarnée par des personnages féminins après "Le Bazar de la charité" et "Les combattantes", aura cette fois pour cadre la riviera française dans les années 30. Julie de Bona, Nolwenn Leroy, Sophia Essaïdi et Constance Gay sont les héroïnes de cette mini-série en 6 épisodes, toutes quatre confrontées à un crime perpétré au sein d'un prestigieux établissement hôtelier de la Côte d'Azur.
"Nice, 1936. Effarée, la bourgeoisie en villégiature, habituée à la Côte d’Azur et à ses privilèges raffinés, voit débouler de nouveaux vacanciers, profitant des premiers congés payés. Dans cette effervescence où deux mondes se côtoient sans chercher à se comprendre, quatre femmes de milieux différents vont se retrouver mêlées à un meurtre dans le très chic hôtel Riviera. Un crime qui va bouleverser leur vie de famille, amoureuse et professionnelle", détaille le synopsis de la fiction. Contrairement à l'intrigue du "Bazar de la Charité" qui reposait sur l'histoire vraie de l'incendie qui a ravagé cette vente de bienfaisance en 1897 à Paris, celle de "L'été 36" ne s'appuie sur aucune histoire réelle, mais est imprégnée de la réalité de l'époque. En juin 1936, alors que la France est gouvernée par le Front populaire, la chambre des députés promulguait en effet une loi donnant accès "aux salariés des deux sexes liés à un employeur par un contrat de travail [...] à 14 jours de congés payés après un an de services continus et à 6 jours pour 6 mois de services", détaille le site de l'Assemblée nationale. Une loi rendue effective dès le mois d'août de cette année 1936, un contexte largement évoqué dans la nouvelle série de TF1.
"L'été 36" revendique en revanche clairement son inspiration de l'univers d'Agatha Christie, même si l'affaire à laquelle sont mêlés les quatre personnages féminins n'est pas l'adaptation de l'un de ses romans. La productrice Iris Bucher, inconditionnelle de la romancière britannique, expliquait en avril à "vlmédia" avoir été confrontée à un travail d'écriture compliqué pour donner une cohérence à cette enquête ayant pour cadre le luxueux hôtel Riviera. "Il faut connaître la fin pour dérouler le fil, sinon la résolution paraît tirée par les cheveux. C’est un travail colossal pour les autrices, Marie Deshaires et Catherine Touzet, qui se sont fait des 'nœuds au cerveau' pour faire coexister l’enquête et la chronique féminine sur six épisodes. C’est du Tétris de longue haleine pour ne perdre aucun personnage en route", avait-elle dévoilé.

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