Contexte économique oblige, France Télévisions a été contraint de trancher dans le vif. Parmi les secteurs confrontés à ces restrictions drastiques de budget, la fiction a été largement touchée, et de nombreuses séries n’ont pas vu leur bail renouvelé par Delphine Ernotte et ses équipes. Les fidèles de "À priori", "César Wagner", "Face à face" ou encore d’"Enquête parallèle" ne pourront plus suivre les aventures de leurs personnages préférés. "Flair de famille" fait également partie de ce contingent de productions à être arrêtées en cours de route. De quoi frustrer les comédiens de la série policière, alors que les téléspectateurs se montraient toujours aussi enthousiastes après deux saisons. Grâce à son feuilleton, France 2 arrivait en tête à chacune des diffusions des épisodes, qui dépassaient régulièrement la barre des 4 millions d'aficionados.
Invité du "Buzz TV", Samuel Labarthe, qui formait un duo de choc avec Sylvie Testud, puis Virginie Hocq, a ruminé cette décision, encore très remonté contre le groupe audiovisuel public. “Je ne vais pas me victimiser, attention, mais une série qui marchait très bien comme 'Flair de famille' vient d’être supprimée purement et simplement”, s’est-il lamenté. L’arrêt de "Flair de famille" a été d’autant plus difficile à digérer pour le comédien qu’aucune annonce officielle n’a été faite en ce sens. S’il estime que France Télévisions était dans son “droit le plus strict” d’annuler le feuilleton, l’interprète du commissaire François Flament n’accepte pas la manière dont il a appris la nouvelle. “La méthode a été odieuse. Parce que même le producteur l’a appris par voie de presse. Et que le chargé de programmes de France Télévisions n’était même pas au courant”, a-t-il révélé.
Connu pour son rôle dans "Les petits meurtres d'Agatha Christie", Samuel Labarthe a laissé éclater sa colère contre ce choix regrettable sur le fond comme sur la forme. "On apprend par voie de presse des décisions prise en haut lieu et arbitrairement pour faire des effets de manche et montrer qu’ils coupent dans le budget", déplore-t-il, estimant que cette série ne "coûtait pas si cher que ça". Et de poursuivre sur le même ton : “Le rôle des responsables, c’est aussi de prendre leur téléphone et d’expliquer les choses aux gens". “L’entité humaine est devenue une quantité négligeable", a-t-il finalement conclu.