La période est difficile pour France Télévisions. Sommée de faire de vastes économies par le plus haut sommet de l'état, Delphine Ernotte et son état-major ont du prendre des décisions pour plusieurs programmes des chaînes du groupe public. Il y a quelques semaines, on apprenait par exemple la suppression prochaine plusieurs quotidiennes : "Flavie en France", "Vu", "Bel & Bien ensemble" et "Les Maternelles" (qui ,toutes deux, seront désormais proposées en hebdomadaire). Mais comme l'a expliqué à "La Tribune Dimanche" le directeur général adjoint de France Télévisions Stéphane Sitbon-Gomez, les programmes de flux ne sont pas les seuls concernés par ce vase plan d'économies.
Même si elles restent souvent des valeurs sures côté audiences, les fictions sont elles aussi impactées par la réduction des dépenses au sein de France Télévisions. "Pour la première fois, nous avons dû interrompre des séries populaires comme 'César Wagner', 'A priori' ou 'Disparition inquiétante'", a ainsi acté le dirigeant. La suppression de "César Wagner", portée par Gil Alma dans le rôle d'un policier hypocondriaque, avait été révélée il y a plusieurs semaines. Le dernier épisode en date de la collection "Disparition inquiétante" avait lui été diffusé sur France 2 en octobre 2024 (et avait réalisé le moins bon score historique de la série, avec 2,5 millions de téléspectateurs et 12,2% de part d'audience) et deux épisodes inédits, déjà tournés et diffusés en Belgique, sont encore en attente de diffusion en France.
Pour "A priori", c'est une mauvaise surprise pour les fans qui avaient suivi la saison 2 de la série policière entre le 31 mars et le 28 avril sur France 3. Une saison endeuillée par la disparition quelques jours plus tôt de Bruno Salomone, personnage principal de la saison 1, remplacé pour cette suite par Florent Manaudou qui avait décroché là son premier grand rôle. 2,5 millions de téléspectateurs en moyenne avaient suivi la saison, pour une part d'audience de 15,3% sur les 4 ans et +, un score moins bon que la saison 1, qui avait fédéré en 2025 une moyenne de 3,3 millions de fidèles. "Supprimer un programme, c'est toujours un crève-cœur, a assuré Stéphane Sitbon-Gomez dans les colonnes de "La Tribune Dimanche". Derrière chaque programme, il y a un patrimoine culturel."

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