La rédaction du "Parisien" vent debout contre les éditos du journal

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La rédaction du "Parisien" vent debout contre les éditos du journal
Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, détient "Le Parisien" et "Les Échos"
Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, détient "Le Parisien" et "Les Échos" © Abaca
Un vote interne a été organisé au sein de la rédaction du "Parisien" à propos de la suppression de l'édito du journal.

Un non massif. Vendredi dernier, un vote était organisé par la Société des journalistes (SDJ) du "Parisien", comme le relatent nos confrères de "TéléObs". La question posée était simple : "l'édito a-t-il sa place dans "Le Parisien" ? Sur les 228 journalistes ayant pris part au vote, 74,44% ont voté "non". Dans la foulée, le directeur des rédactions, Stéphane Albouy, a opposé une fin de non recevoir à cette demande de suppression, estimant qu'elle n'était pas "envisageable". La SDJ avait déjà obtenu la même réponse lorsqu'elle avait demandé à être reçue par la direction. C'est ce qui l'a poussé à organiser cette consultation.

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Un édito qui ne passe pas

Le fameux édito est présent chaque jour en page 2 du "Parisien" depuis le mois de juin 2013. C'est un texte paru fin août et signé par Nicolas Charbonneau, directeur délégué des rédactions, qui a mis le feu aux poudres. Une partie de la rédaction estimait qu'il avait manqué de recul pour commenter la réforme du Code du Travail voulue par le président de la République, Emmanuel Macron. On pouvait lire notamment : "Pour lui, l'opportunité comme la nécessité absolue de réformer n'ont jamais été aussi fortes. C'est sa chance, et cela doit être son ambition".

La Société des journalistes du "Parisien" s'est toujours dite "réservée quant à la présence quotidienne de l'expression d'une opinion" dans le journal. L'émoi suscité par cet édito l'été dernier l'a renforcé dans ses convictions.

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commentaires
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delanuit

Non, tous les journaux n'appartiennent pas à des industriels! Outre le service public: radios et télés, il y a une foule de titres, pas forcément dans la presse quotidienne, je vous l'accorde, qui appartiennent à des petites structures et à de bonnes volontés désintéressées! Rappelons par exemple que "Le Canard enchaîné", qui vit sans pub et qui a un fort lectorat (comme Charlie), appartient à ses rédacteurs. En fait, la presse appartient à ses lecteurs: ou ceux-ci achètent, ou ils n'achètent pas. Ainsi, si les éditos du Parisien étaient insupportables, ses lecteurs ne l'achèteraient pas. Dire que la presse, forcément subjective, n'appartient qu'à des industriels qui ne serviraient que leurs intérêts, est une insulte faite à ceux qui achètent leur journal chaque jour et qui sont heureux de le lire tel qu'il est. Si les journaleux de ce journal ne sont pas heureux, qu'ils aillent donc voir ailleurs!



ElRom16

Une photo parfaite pour faire un cauchemar ! Puis Le Parisien vaut mieux que Verdez, même si le contenu est de plus en plus médiocre.



ElRom16

"Tous les journaux appartiennent à des industriel"
> Comme les chaines de télé, les radios, et de nombreux sites populaires. Sauf que cela pose de très nombreuses questions d'indépendance éditoriale, de pressions venant de l'actionnaire, et plus généralement d'une indépendance du média en lui-même.
Avec 4/5 gros industriels qui possèdent presque tout, la liberté de la presse est menacée. Mais tout le monde s'en fou, à commencer par le gouvernement.



Nekida

Les éditos en page 2 du chef de la rédac engage l'ensemble du journal. Le parisien se voulant un peu transcourant et généraliste, je comprend qu'une ode au président à chaque fois ça fasse grincer des dents les journalistes.

74% de vote contre mais "Stéphane Albouy, a opposé une fin de non recevoir à cette demande de suppression, estimant qu'elle n'était pas "envisageable"" C'est l'esprit du royaume start up ça :)



Pfff

Tous les journaux appartiennent à des industriels cher Norbert :-) La presse est une industrie, encore heureux

Tout dans la nuance votre commentaire...



delanuit

Ils n'ont qu'à fonder, créer ou se cotiser afin d'acheter... Un journal reflétant l'opinion unanime (!) de tous les rédacteurs.



valflut

Je dois avouer que je trouve les éditos de Charbonneau toujours nettement moins modérés que ceux des autres directeurs (Albouy, Vézard etc.).

Encore ce matin, j'ai trouvé ça curieux, quand il dit : "Christine Angot a tort quand elle affirme qu’une femme agressée doit « se débrouiller toute seule »." D'abord, Christine Angot a dit : "on se débrouille", et pas "on se débrouille toute seule", ce qui n'a pas le même sens. Et j'ai déjà réagi en ce sens sur ce site, mais affirmer qu'Angot "a tort", alors qu'elle a été victime d'inceste (et pas Charbonneau, à ma connaissance), je trouve ça un peu fort de café. On ferait mieux de l'écouter, plutôt que de dire "c'est bien/c'est pas bien".

Tout ça manque un peu de nuance...



Fab75o

Je peux comprendre l'émoi. Une chronique édito de milieu de page a moins de valeur de représentativité que l'édito de début de journal qui, on le sait, donne le ton et le positionnement général du journal. L'exemple typque en est celui du Figaro qui malgré un côté parfois caricatural a le mérite de s'inscrire parfaitement dans une ligne éditoriale claire et solide.
Là, Le Parisien se voulant "généraliste-équilibré", c'est plus compliqué à défendre.



Steph3333

Le propre d'un édito est de donner une opinion. On est d'accord ou pas. Je ne vois pas où est le problème du moment où c'est annoncé comme tel.
Je n'ai peut être pas tout compris. L'histoire me semble plus complexe...



L'avis de Zouzou

Un peu surprenante la photo de Verdez en bas d'article, ça fait toujours un choc !



NorbertGabriel

Comme c'est étonnant ! Un journal dont le patron est un industriel, et qui oserait critiquer une réforme réduisant les droits des esclaves, est-ce possible? Il semble que non.. mais c'est pas vraiment une surprise...



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