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"La violence n’est jamais acceptable" : Les locaux de CNews visés par des manifestants, Laurence Ferrari et Eugénie Bastié apportent leur soutien à la chaîne
Publié le 18 octobre 2026 à 11:41
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Le siège parisien de CNews, qui abrite également les rédactions d’Europe 1 et du "JDD", a été pris pour cible par une centaine d’individus, samedi 17 octobre. Sur les réseaux sociaux, plusieurs figures de la chaîne ont dénoncé ces violences.
Extrait de l'émission Punchline sur Cnews le 2 janvier 2025 / Laurence Ferrari dit adieu à Florian Tardif

Pascal Praud en fera-t-il le sujet de son éditorial lundi ? Ce samedi 17 octobre, au petit matin, les locaux parisiens de CNews, d’Europe 1 et du "Journal du dimanche" (JDD), trois médias dans le giron du milliardaire ultra conservateur Vincent Bolloré, ont été la cible de dégradations en marge d’une journée nationale de mobilisation contre la vie chère et pour la défense des services publics.

"On ne peut revendiquer au nom de la liberté et refuser celle des autres"

Selon les informations rapportées par "Le Parisien" et l'AFP, une centaine d’individus cagoulés et vêtus de noir se sont rassemblés aux alentours de 7 heures devant le siège de Lagardère News, situé dans le XVe arrondissement de Paris. Après avoir bloqué l’accès au parking du bâtiment, ils ont lancé des projectiles sur sa façade, brisant plusieurs vitres. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent également des barrières renversées.

Après l’intervention des forces de l’ordre, 21 personnes ont été interpellées, dont quatre mineurs, a confirmé le parquet de Paris. Les arrestations ont eu lieu en deux temps, devant les locaux puis dans le XIVe arrondissement. Les personnes interpellées sont principalement soupçonnées de "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations". Les investigations se poursuivent.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs journalistes et personnalités associées aux médias du groupe Bolloré ont rapidement réagi à ces événements. Parmi eux, Laurence Ferrari, a tenu à apporter son soutien à ses collègues. "Plein soutien aux courageuses équipes de CNews aujourd’hui sur le terrain et dans nos locaux visés ce matin par des 'manifestants'", écrit la présentatrice de "La Grande Interview" sur X. "La violence n’est jamais acceptable. Elle est l’argument des faibles. On ne peut revendiquer au nom de la liberté et refuser celle des autres. Vive la liberté d’expression !", a-t-elle écrit sur X.

Un message partagé dans son esprit par Eugénie Bastié, éditorialiste au "Figaro" et ancienne chroniqueuse de CNews. "Soutien absolu aux équipes de CNews et d’Europe 1 et du JDD. J’ose espérer que cette attaque inadmissible contre la liberté de la presse suscitera l’indignation de tous mes confrères ainsi que des syndicats de journalistes", a-t-elle déclaré. De son côté, Charles Sapin, journaliste au magazine conservateur "Valeurs actuelles", a également dénoncé les dégradations. "Plein soutien aux rédactions du JDD, d’Europe 1 et de CNews, prises pour cible ce matin", a-t-il écrit, mettant en cause "la banalisation des violences de l’ultragauche", qu’il accuse de chercher à "intimider et à faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme elle".

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Une équipe de journalistes également prise à partie ?

Les tensions ne se sont pas limitées aux locaux de la chaîne d’information. Dans l’après-midi, une équipe du média controversé "Frontières", qui réalisait un reportage pour CNews place de la République, à Paris, aurait également été prise à partie par des manifestants. Sur Instagram, Gauthier Le Bret, présentateur sur CNews et Europe 1, a relayé le témoignage d’Erik Tegnér, patron de Frontières. Ce dernier affirme que son équipe a été "violemment agressée par 200 individus" et qu’un agent de sécurité a été frappé au sol, notamment à la tête. Selon son récit, des bouteilles en verre auraient également été lancées sur les journalistes, contraints de se réfugier dans un restaurant. Ces circonstances, rapportées par le responsable du média, n'ont pas été confirmées indépendamment.

Contactée par l’AFP, CNews a également condamné les dégradations visant ses locaux. "Informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence", a déclaré la chaîne, précisant déplorer "toutes violences envers quiconque, que ce soit pour nous ou pour nos confrères". "La liberté de la presse, essentielle à notre démocratie, repose aussi sur la possibilité pour chaque journaliste d’exercer son métier en sécurité, quelle que soit sa rédaction", a-t-elle ajouté.

Même indignation du côté d’Europe 1. Son directeur général, Donat Vidal Revel, a dénoncé des "intimidations en bandes organisées envers le personnel et les journalistes", estimant que "s’attaquer à un média est une attaque contre la démocratie". Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction du JDD, a lui aussi rappelé que "la liberté d’informer suppose que chaque journaliste puisse travailler sans pression ni menace".

Ces médias, régulièrement critiqués pour leurs lignes éditoriales très marquées à droite, voire à l’extrême droite, sont notamment accusés de relayer des discours réactionnaires et revendiquent de participer à une "bataille culturelle" dans le paysage médiatique. La veille des manifestations, le site "Contre Attaque" avait publié un texte dénonçant la couverture du mouvement social par les grands médias, appelant à "envahir" leurs locaux, à les "débrancher", voire à "reprendre les antennes". Le site avait également publié les adresses de plusieurs rédactions parisiennes, dont celles de CNews et d’Europe 1. Aucun lien direct n’a toutefois été établi entre cette publication et les dégradations du lendemain.

Ces événements sont survenus en marge d’une journée de mobilisation nationale contre la vie chère et la dégradation des services publics, dans le prolongement d’un mouvement lycéen engagé depuis plusieurs semaines pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement. L’appel à manifester, relayé notamment par des syndicats, des responsables politiques de gauche et d’anciens Gilets jaunes, visait à faire converger les revendications autour du pouvoir d’achat, des inégalités sociales et des politiques gouvernementales. Selon "Le Monde" cette mobilisation d’ampleur a rassemblé 550.000 personnes d’après le ministère de l’Intérieur, et 800.000 selon les organisateurs. Une journée également marquée par des violences et des dégradations dans plusieurs villes de France.

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Par Bruna Fernandez | Journaliste
Née à l’époque des “Inconnus”, Bruna grandit entre le Brésil et la France. Enfant, elle enrichit son imaginaire devant le grand et le petit écran. Devenue journaliste, elle passe derrière la caméra et travaille pour plusieurs émissions. Un petit monde qu’elle se plaît à décortiquer pour puremedias.
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