Le 17 octobre 2025, Cédric Jubillar était condamné par la cour d'assises du Tarn à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue mystérieusement en 2020 de leur domicile de Cagnac-les-Mines. L'épilogue d'un procès fleuve qui avait duré plusieurs semaines et avait mobilisé de très nombreux médias, parmi lesquels l'émission de Yann Barthès "Quotidien" sur TMC.
Le 22 septembre 2025, date de l'ouverture de ce procès, le chroniqueur Paul Gasnier avait proposé dans le talk-show du groupe TF1 un sujet intitulé : "Jubillar, le procès sans cadavre". Il y était revenu sur l'affaire et avait diffusé les images prises sur place depuis la cour d'assises d'Albi par l'envoyée spéciale de l'émission, la journaliste Juliette Pelerin. Celle-ci avait capté quelques images de Cédric Jubillar dans son box, sur lesquelles on l'entendait échanger brièvement avec ses avocats, leur disant notamment qu'il avait sourit, par mégarde, sur des photos prises peu de temps avant.
Signalée à l'Arcom, cette séquence a été étudiée par l'autorité de la régulation de la communication audiovisuelle et digitale, qui a rendu son verdict. "L’Autorité a estimé que la diffusion de cette séquence ne constituait pas un manquement de la chaîne à ses obligations", peut-on lire dans son compte-rendu publié le 6 mars. Malgré tout, l'Arcom a adressé un rappel au diffuseur, TMC, qui a manqué de prudence en sous-titrant les propos de Cédric Jubillar dans le cadre d'un procès d'assises. "L’Arcom a rappelé à la chaîne les règles applicables en matière d’enregistrement et de diffusion d’images ou de propos dans une salle d’audience, dont le respect relève de l’autorité judiciaire. Elle a également appelé la chaîne à faire preuve de la plus grande vigilance concernant le traitement médiatique des procédures judiciaires en cours, notamment au regard du respect de la vie privée, de la présomption d’innocence et de la bonne conduite des procédures."
Deux jours après la diffusion du reportage de "Quotidien", la présidente de la cour d'assises du Tarn avait décidé de retirer à l'équipe de "Quotidien" son accréditation pour couvrir le procès. Toute captation d'image au sein du tribunal d'Albi avait également été interdite pour tous les médias, et ce jusqu'à la fin du procès. Selon l''article 308 du Code de procédure pénale, l'usage d'appareils d'enregistrement sonore ou visuel est en effet prohibé dans l'enceinte des tribunaux, sous peine de sanctions pouvant atteindre jusqu'à 18.000 euros d'amende, à l'exception des très encadrés "tours images", autorisés pour la presse.

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