Depuis quasiment un an, les quatre à six millions de fidèles du "Voyageur" attendaient désespérément des nouvelles de Yann Kandinsky. Le dernier épisode de la fiction à succès de France 3 remonte au 29 novembre 2025 et avait fédéré 4,19 millions de curieux en linéaire (23,4% de part d'audience). Des scores d'audience rares qu'atteint uniquement "Alex Hugo", série également proposée au compte-gouttes par la troisième chaîne. La patience des fans est enfin récompensée puisqu'ils pourront découvrir ce samedi 31 octobre le dernier né de la collection, intitulé "Le sentier perdu' et répertorié comme étant le troisième de la saison 4 du feuilleton policier (le quatorzième au total). Une aventure qui voit revenir un terrible tueur en série que le héros et son compagnon à quatre pattes, Emy, ont pisté sans relâche pendant un an et qu'il a placé sous les verrous.
La singularité de cet épisode repose dans sa forme puisque pour la première fois depuis le lancement de la fiction en 2019, le policier itinérant est missionné par un serial-killeur mais se penché également sur une affaire déjà jugée et non pas classée sans suite. C'est cette "impression de tourner un film différent à chaque fois" qui emballe Bruno Debrandt, l'interprète du personnage de Kandinsky. Le comédien révélé dans "Caïn" a pris le relais d'Eric Cantona dans "Le Voyageur" et prend toujours autant de plaisir à incarner ce capitaine solitaire. "À chaque épisode, l’histoire est unique, les décors différents, de nouveaux partenaires. Le Voyageur est un témoin de passage qui nous fait découvrir un univers, des gens qui portent de réelles blessures. On avance ensemble", souligne dans "Télé 7 Jours" l'homme habitué aux planches de théâtre.
Bruno Debrandt va pouvoir continuer à explorer avec bonheur de nouveaux sujets puisque France Télévisions a commandé de nouveaux épisodes de sa fiction fétiche, malgré sa rareté sur les grilles. "Ce sont des choix de programmation. Mais la collection n’a pas disparu ! Nous avons d’ailleurs mis quatre épisodes en boîte depuis et sommes même en train d’en tourner un cinquième", révèle celui qui porte sur ses épaules le feuilleton.
Depuis plusieurs années, le groupe audiovisuel public, confronté à des restrictions budgétaires, a pris le pari de multiplier les rediffusions de fictions policières dans sa case du samedi soir plutôt que de proposer du frais. "Une stratégie payante" pour sa patronne des programmes, Anne Holmes. "C'est presque une case qui est victime de son succès. Vous qui analysez les audiences sur puremedias.com chaque matin, vous voyez bien que la différence entre un inédit et une rediffusion n'est pas énorme", nous confiait la dirigeante. "Cette manoeuvre nous permet de réduire nos coûts et/ou d'investir dans d'autres projets (...) Donc, réjouissons-nous de pouvoir diffuser, rediffuser et vendre nos fictions", poursuivait-elle.
