Chaque année, on estime entre 5.000 et 10.000 le nombre de cas de disparitions volontaires en France. Aucune enquête de police ne peut être lancée suite au désarroi des familles, et des associations de bénévoles prennent alors le relais pour apporter des réponses aux proches des disparus. Tel est le postulat des "Évaporés", dont les premiers épisodes sont diffusés ce mercredi 9 septembre sur France 2. Ici, pas de meurtrier à démasquer ni de scène de crime à analyser : les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi une personne a décidé de tout quitter, en remontant le fil des secrets, des blessures et des non-dits familiaux.
Le service public renouvelle ainsi le genre du thriller policier en plongeant ses téléspectateurs au cœur du Groupe de Recherche des Disparitions Volontaires (GRDV), dont la mission est de résoudre des affaires en retrouvant ceux qu’on appelle les évaporés. Un univers rarement traité à la télévision et "un vrai sujet sociétal" pour l'une des co-créatrices, Hélène Duchâteau, citée par "Le Parisien".
Pour donner corps à cette fiction, la production s'est appuyée sur des comédiens au jeu impeccable (Alexia Barlier, Faustine Koziel et Foëd Amara), tous séduits par le sujet, qu’ils connaissaient mais dont ils ignoraient l’ampleur. Ils ont ainsi été briefés par le trio de scénaristes, lesquels se sont documentés sur ce thème pour donner de la crédibilité à l'écriture des intrigues. "On n’a pas arrêté de lire les faits divers", confie Hélène Duchâteau, qui a multiplié les recherches dans la presse et s'est infusé des heures de podcasts. Ce polar sociétal, sans policiers ni commissariat, s’inspire aussi de l’existence d’une véritable association, l’ARPD (Assistance et recherche de personnes disparues), qui accompagne les familles confrontées à ces disparitions.
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Les auteurs des "Évaporés" ont choisi de traiter à chaque épisode le mystère d’un départ, avec, en fil conducteur de l’ensemble, celui du mari d’Esther, cette capitaine de police qui monte cette brigade au profil bien singulier. Une mécanique qui laisse envisager une suite à cette première salve d'investigations. "C’était une évidence tout au long de l’écriture et ça se sent en arrivant à la fin de la saison 1. On a déjà eu le feu vert de France TV pour écrire cette saison 2 et on est actuellement en plein travail. Ce qui ne veut pas dire qu’elle va se concrétiser", confiait le réalisateur Louis Grangé dans les colonnes de "Premiere".