London Nights : Néant absolu sur un vague fond de musique indé

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London Nights : Néant absolu sur un vague fond de musique indé
On attendait un film aussi cool que le titre, et on découvre un scénario à peine défini et vite oublié pour laisser place à des scènes d'ambiance impressionnistes. Ni l'interprétation, ni les personnages trop vagues, ne retiennent l'attention.

Mauvaise nouvelle. London Nights n'est tout simplement pas à la hauteur des promesses que son titre semble faire. En tout cas, il ne s'agit ni d'une folle virée endiablée (du style d'Une nuit à New York), ni d'un film propice à de grandes révélations sur la jeunesse et son mode de vie dissolu (comme c'était le cas pour Hôtel Woodstock), et c'est là tout le problème.

Qu'y a-t-il dans ce film ? Peu de choses de nature à marquer l'esprit, à la rigueur quelques banales scènes érotiques en groupe, qui n'arrivent pas à la cheville du génial Presque célèbre. Si au moins London Nights proposait quelque chose qui pouvait choquer, paraître subversif ou étonnant... ! Mais non, on nous propose seulement un very bad trip de morosité navrante.

Des clichés balancés sur un scénario et des personnages vagues, pour se donner un air branché



Des jeunes en quête identitaire et qui ne font aucun effort de composition particulier, et des personnages vite estompés sans l'âme de Filles perdues, cheveux gras, errent au gré des scènes. Les acteurs, Déborah François (on a peine à croire que c'est elle qu'on avait vue dans Le Premier Jour du reste de ta vie tant elle semble lisse et sans émotion, et Fernando Tielve (qui se contente de jouer le rôle sans personnalité), font une performance zombie.

London Nights diffuse une ambiance romantique mélangée à une musique indé. Il y a même une pseudo histoire d'amour, on ne se rappelle que vaguement entre qui et qui, peut-être entre les personnages principaux, Axl et Véra. Si au moins ils avaient été vraiment accablés, déchirés. Mais non. Ces deux jeunes sont vaguement malheureux, s'aventurent vers le côté obscur sans y entrer vraiment. Ils auraient pu essayer de s'auto-détruire d'une façon convaincante, et pencher vers Trainspotting, mais au rythme où ils essaient vaguement de bousiller leur vie, on risque de se rendre compte qu'on s'est endormis avec une tension zéro.

Il n'y a là pas l'ombre d'un scénario défini qui apparaisse vraiment, juste une atmosphère impressionniste flottante, un peu de poésie qui charme légèrement, une promenade dans un rassemblement de déjà-vu tandis que la musique nous réveille un peu par moment. Le réalisateur a fait un film pour paraître branché, ça n'a pas vraiment marché, et on se retrouve avec un collage de clichés et un titre cool. Il faut que jeunesse se passe, dit le film. Elle est passée sans se faire remarquer.

London Nights
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