Il quitte le service public mais dans un climat apaisé. Face aux rumeurs selon lesquelles il avait été congédié de France Télévisions, Nathanaël de Rincquesen a souhaité prendre la parole pour donner sa version des faits. Une version totalement différente de celle rapportée par "La Lettre" qui assénait que le visage familier des téléspectateurs de la Deux avait reçu un courrier lui annonçant "un entretien préalable à licenciement". "Je ne peux pas laisser dire que France Télévisions me met dehors à coups de pied aux fesses. Ce n'est pas honnête", a voulu rectifier auprès de "Télé-Loisirs" l'ex-joker du "13 Heures", "surpris" par l'ampleur de cet écho médiatique. "Effectivement, j'ai parlé avec la direction et je ne ferai plus partie du groupe à la rentrée. Cependant, je tiens à souligner que nous nous quittons en très bons termes", a-t-il assuré dans un deuxième temps.
Ce fidèle soldat de France TV pendant 32 ans souhaite "découvrir autre chose", "évoluer vers des projets différents" après cette "aventure incroyable" clôturée de façon cordiale. "La vision de la direction concernant l'incarnation des journaux a évolué. Je l'accepte sans problème. Je n'étais pas propriétaire du fauteuil de joker du 13 Heures", explique le journaliste qui n'a pas répondu favorablement aux propositions d'autres rendez-vous de son employeur. "J'ai eu affaire à des personnes intelligentes et les discussions se sont soldées par une séparation cohérente. Il n'y a pas eu de combats, ni de fractures", indique-t-il.
Nathanaël de Rincquesen a profité de cet entretien pour démentir les bruits de couloirs circulant sur l'impact négatif de son statut de représentant des salariés au sein du groupe audiovisuel public. "J'en suis encore une fois très surpris. Quand le '13 Heures' s'est arrêté pour moi, la question syndicale n'a jamais été mise en avant par la direction", assure-t-il. Selon Force Ouvrière, il aurait été écarté de son poste de joker pour éviter d'être "accusé de discrimination syndicale" envers Karine Baste, également destituée du "20 Heures". "J'étais représentant des salariés au conseil d'administration, avec le soutien de Force Ouvrière, et non délégué syndical. Karine, elle, a été réélue. Quand elle a arrêté d'être joker au 20 Heures, elle a eu une très belle émission qui lui correspondait sans doute davantage en termes d'organisation personnelle", argue la victime d'un AVC en 2019.
Ce départ, le journaliste le voit plutôt comme un nouveau souffle et non comme un crève-coeur. "J'ai l'impression d'être un gamin qui attend la rentrée avec excitation (...) J'ai une vie hyper riche. Je suis fier d'avoir travaillé pour cette maison, mais maintenant, je vais de l'avant. J'ai hâte de découvrir ce que l'avenir me réserve", confie Nathanaël de Rincquesen, enthousiaste comme lors de ses débuts de reporter pour "Tout le sport" en 1994.

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