Max et les Ferrailleurs : Max la menace

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Max et les Ferrailleurs : Max la menace
Décidemment, France 2 nous gâte avec son ciné club. Une semaine après "Quai des orfèvres", la chaîne diffuse ce soir à 0h30 un nouveau chef d'oeuvre, "Max et les ferrailleurs" de Claude Sautet, avec Michel Piccoli et Romy Schneider.

Ancien juge d’instruction, Max est un policier solitaire qui n'a qu'une obsession : arrêter les malfaiteurs. Il rencontre Abel, un ancien camarade de régiment, auquel il omet de révéler sa profession. Ce dernier est devenu « ferrailleur » et pille les chantiers de construction avec une bande de petits truands des environs de Nanterre. Max a l’idée de les inciter à commettre un gros coup afin de réaliser un flagrant délit indiscutable. Pour ça, il va tendre un piège aux ferrailleurs en se liant avec une prostituée, joué par Romy Schneider.

Ce qui séduit dans ce film de Claude Sautet, c'est la profondeur et la construction des personnages. Max est un flic obsessionnel qui tranche avec l'idée du policier insensible et imperturbable qu'on a pu souvent voir dans le cinéma policier (français ou américain).

Duo de choc



Michel Piccoli et Romy Schneider trouvent ici l'un de leurs meilleurs rôles. Piccoli est extraordinaire dans ce rôle de flic à multiple facettes : à la fois nerveux et obsessionnel, touchant et sensible, sympathique et ambigu. Possédant une palette de jeu immense, il donne une troublante profondeur à son personnage.

Romy Schneider n'est pas en reste, aux antipodes de la prostituée vulgaire et caricaturale, elle interprète un personnage touchant et drôle. Un duo de comédiens formidable, qui rappelle les grandes heures du cinéma français.

Clair obscur



Les dialogues sont d'une grande richesse. A la fois bien écrits et pas trop écrits, ils reflètent parfaitement la profondeur et la complexité des personnages. L'intrigue est malicieuse, car le spectateur se demande constamment si Max ne va pas échouer ou tomber dans son propre piège.

A la différence de Jean-Pierre Melville, qui fait un cinéma plus maniériste, Sautet arrive à capter les instants de vie sans que ce soit trop naturel, trop réel. On apprécie aussi la photographie, un peu obscure, qui donne tout son sens à ce beau polar.

Un petit bémol pour France 2. Certes, le service public essaie vraiment d'apporter des programmes de qualité et le ciné club en est la preuve. Mais pourquoi une diffusion aussi tardive ?

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