Dans l'habituel turnover de son catalogue, Netflix s'apprête à dire adieu à une dizaine de films. Mais si vous ne deviez choisir qu'une seule de ces œuvres avant sa disparition, on ne saurait que trop vous conseiller de vous jeter sur "L'attaque du métro 123", un classique parmi les thrillers d'action, dont le terminus est prévu le 30 septembre. Sorti en 2009, le film de Tony Scott ("Top Gun", "Man on Fire") bénéficie d'une deuxième exposition sur la plateforme de streaming depuis sa mise en ligne en octobre 2025 et séduit les abonnés en manque d'adrénaline. Il leur a également donné l'envie de se passer pendant un bon moment du mode de transport sous-terrain en raison de son huis clos haletant dans les bas-fonds du réseau new-yorkais.
Car dans cette production à gros budget, Denzel Washington incarne Walter Garber, un aiguilleur des rames de Big Apple qui se rend compte que l'une d'entre elles, la Pelham 123, est immobilisée. Elle est en réalité prise en otage par un criminel retors nommé Ryder, campé par John Travolta, qui menace d'exécuter les voyageurs si on ne lui verse pas une rançon. Sauf que le fonctionnaire en question n'est pas disposé à négocier avec les terroristes, aussi imprévisibles soient-ils...
Le duel psychologique entre ces deux hommes constitue le cœur du récit et entretient une tension permanente, renforcée par la présence de Luis Guzmán ("Narcos", "Shameless") dans le camp des ravisseurs. Les deux légendes de Hollywood prennent un plaisir non-dissimulé dans ce face-à-face étourdissant : John Travolta cabotinant en bandit hystérique et psychopathe, et Denzel Washington, presque transcendé par son rôle d'employé du métro qui a quelque chose à se reprocher et qui trouvera la voie du rachat. Leurs prestations impeccables valent à elles seules le coup de se plonger dans cette ambiance crispante, où le temps est compté et la tension à son comble.
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Pourtant, "L'attaque du métro 123" s'est révélé être un échec commercial au box-office. En dépit d'un budget colossal (100 millions de dollars), le thriller, lancé en même temps que "Very Bad Trip" et "Là-haut", a terminé son exploitation dans les salles américaines au bout de onze semaines avec un résultat de 65,4 millions de dollars de recettes. Beaucoup de spectateurs, et de critiques, lui ont préféré la première adaptation du roman "Les Pirates du métro" de John Godey, sorti en 1974 avec Walter Matthau et Robert Shaw à l'affiche.