New York, I Love You : Un casting quatre étoiles pour un film inégal

Partager l'article
Vous lisez:
New York, I Love You : Un casting quatre étoiles pour un film inégal
Porté par une ribambelle d'acteurs et de réalisateurs de talent, cette balade new-yorkaise comporte quelques pépites rassurantes. Il n'est malheureusement pas à la hauteur de la magie de la ville qu'il entend dépeindre.

On aurait pu croire aisé de porter à l'écran des villes-monde fascinantes, empreintes d'un pouvoir cinématographique, visuel et artistique aussi fort que New York et Paris. Décors spectaculaires, métissages culturels... tout est naturellement présent pour faire un film supposé représenter, si ce n'est l'image que nous donne New York, du moins celle qu'elle donne aux différents réalisateurs qui la filment.

On est un peu perdu dans New York



Alors que Paris Je t'aime jouait totalement la carte de court-métrages distincts centrés sur des arrondissements et des quartiers emblématiques de la capitale, aisément restituables à l'écran, son jumeau américain s'inscrit plutôt dans la tradition des films choraux avec plusieurs personnages aux destins croisés (parfois de manière peu crédible d'ailleurs). Les courts s'enchainent à un rythme rapide mais donnent l'impression d'une histoire globale et commune. D'ailleurs, et on le regrettera, les sketchs n'affichent pas le nom de leur réalisateur contrairement à son volet français.
Ce choix, non réellement préjudiciable en soi, n'aide pour autant pas à dégager une dynamique globale au film.

Sans doute est-il plus dur à nous autres français de s'identifier aux quartiers et rues de New York ; il en ressort pourtant des mini-films certes visuellement réussis, mais qu'on a du mal à positionner dans la ville. Et pourtant, de Wall Street à Brooklyn en passant par Central Park ou Little Italy, New York ne manque pas d'acteurs géographiques de premier plan...

Melting-Pot américain



Un point sur lequel on ne critiquera pas New York, I Love You, c'est sur la richesse de la mosaïque humaine et ethnique qu'il dépeint, et qui évite les écueils clichés du genre. Un peintre turc, un diamantaire indien, une acheteuse juive, une herboriste chinoise... Des instants de vie qui font certes parfois un peu carte postale, mais qui permettent de bien saisir le métissage de la ville.

New York n'est d'ailleurs pas restituée comme un eldorado ou un paradis pour touristes, mais comme un lieu de vie quotidienne, de diversité et de complexité, où la vie futile et romantique pour les uns cohabite avec une réalité bien plus dure voire tragique pour d'autres.

Palme à Yvan Attal



Si les premiers pas derrière la caméra de Natalie Portman ne nous ont pas réellement convaincus, avec une bluette familiale insignifiante dans Central Park, certains sketchs sont des réels succès. Yvan Attal, unique frenchy sur ce projet, livre d'ailleurs l'une des productions les plus réussies du film avec une conversation de rue saisissante, drôle et touchante entre Robin Wright Penn et Chris Cooper.

Le duo improbable Julie Christie-Shia LaBeouf donne lieu à un tableau onirique surprenant et la rencontre sulfureuse entre la sublime et immanquable Drea de Matteo et Bradley Cooper montre un New York de nuit vibrant et charnel très intéressant. Plus généralement, on regrettera dans l'ensemble que les réalisateurs choisis, de Mira Nair à Fatih Akin, ne soient pas parvenus à imposer leur patte dans un film assez lisse ou ainsi peu de réalisations "détonnent".

Inaugurées avec Paris et malgré leur accueil mitigé, ces "Cities of Love" n'entendent pas s'arrêter avec New York. Si Shanghai est déjà prévu pour l'an prochain, on parle également pour l'année suivante de Rio, Jérusalem et Mumbai. Des villes moins connues du grand public et remplies de clichés, qu'on est malgré tout pressé de voir sur grand écran.

Paris Je T'aime
Paris Je T'aime
Hollywood : 17 réalisateurs réunis pour une seule comédie
Sur le même thème
l'info en continu
Arnaud Lagardère publie les comptes de sa holding personnelle
Business
Arnaud Lagardère publie les comptes de sa holding personnelle
Estelle Denis prise d'un fou rire dans "L'Equipe d'Estelle"
TV
Estelle Denis prise d'un fou rire dans "L'Equipe d'Estelle"
Valérie Trierweiler écartée de "Paris Match"
Presse
Valérie Trierweiler écartée de "Paris Match"
Box-office : "Les Blagues de Toto" plus fort que "Greenland", les entrées repartent à la hausse
Cinéma
Box-office : "Les Blagues de Toto" plus fort que "Greenland", les entrées...
Audiences access 20h : "Tout le sport" au plus bas, "La gaule d'Antoine"' en hausse, "En famille" et "PBLV" proches
Audiences
Audiences access 20h : "Tout le sport" au plus bas, "La gaule d'Antoine"' en...
Audiences access 19h : "Le 19/20" juste devant "DNA", "Chasseurs d'appart'" au million, "Silence, ça pousse" en forme
Audiences
Audiences access 19h : "Le 19/20" juste devant "DNA", "Chasseurs d'appart'" au...
Vidéos Puremedias