C'est une ascension fulgurante. En quelques jours seulement, ce long-métrage a atteint la première place du classement des œuvres les plus vues dans pas moins de 90 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, selon les données du site FlixPatrol. Une performance qui confirme l'engouement croissant du public pour les thrillers à la fois émotionnels et viscéraux.
Il s'agit der "Echo Valley". Disponible sur Apple TV+, le film explore les tréfonds d'un lien mère-fille poussé à l'extrême. Julianne Moore y incarne Kate, une femme brisée par le deuil, qui tente tant bien que mal de reconstruire sa vie dans une ferme reculée de Pennsylvanie. Sa fille Claire, interprétée par Sydney Sweeney, y réapparaît un jour, couverte de sang, traînant derrière elle un mystère glaçant. Que s'est-il passé ? Et jusqu'où une mère est-elle capable d'aller pour protéger son enfant ?
L'équilibre déjà fragile entre Kate et Claire est encore mis à mal par l'arrivée de Jackie, interprété par Domhnall Gleeson. Petit trafiquant au comportement imprévisible, il fait irruption dans leur quotidien après que Claire lui a contracté une dette. Ses manœuvres et son harcèlement accentuent la tension du récit, poussant Kate à prendre des décisions radicales pour protéger sa fille et elle-même.
Écrit par Brad Ingelsby – déjà derrière la formidable série "Mare of Easttown" – et réalisé par Michael Pearce, "Echo Valley" puise sa force dans la tension constante entre l'instinct maternel et les limites morales. "Kate est un personnage qui ne regarde pas autour d'elle, elle fonce", confie Julianne Moore dans une interview à "Télé 7 jours", évoquant un rôle qui s'éloigne des superhéroïnes lisses pour mieux épouser la rugosité de la vie réelle. Face à elle, Sydney Sweeney impressionne dans un registre bien plus sombre que celui auquel ses fans sont habitués, campant une jeune femme fragile, borderline, dont les choix mettent tout en péril.
Produit par Apple Original Films et porté par Ridley Scott à la production, "Echo Valley" combine une écriture dense et un jeu d'acteurs tout en intensité. Si certains spectateurs ont pu être désarçonnés par une deuxième partie au ton plus frontal, la construction du récit ménage suffisamment de suspense et de zones d'ombre pour captiver jusqu'au bout.

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