"On aurait aimé que ce soit à la rentrée." Interrogée par "20 Minutes", Sophie Ferjani ne cache pas son regret : M6 a choisi de lancer sa nouvelle émission "Ma rénovation est la plus belle de France" en plein été, une période où l'audience est souvent en berne. "Oui, c'est sûr, je regrette que ce soit un 4 août, d'autant que c'est la date d'anniversaire de mon mariage", confie celle qui officie sur la chaîne depuis 18 ans dans "Maison à vendre".
Et pourtant, "Ma rénovation est la plus belle de France" ne manque pas d'atouts pour séduire. Sur deux primes, le programme propose une immersion dans seize maisons rénovées de fond en comble : hangar désaffecté, église, ancienne usine… Des biens jugés "inhabitables" transformés avec talent par des particuliers. À leurs côtés, un duo d'experts, avec Stéphane Rotenberg en maître de cérémonie : Sophie Ferjani, architecte d'intérieur, et Laurent Jacquet, artisan multicasquettes et star des réseaux sociaux.
"En tant qu'architecte d'intérieur, le programme m'a tout de suite parlé", confie Sophie Ferjani. "Partir à la rencontre de particuliers, pousser la porte d'une maison rénovée qu'on a peut-être vue dans un magazine, le tout avec bonne humeur… C'était une évidence pour moi." L'émission, produite en interne par M6, se veut à la fois inspirante, accessible et riche en conseils pratiques. "On est dans la veine de 'La Maison France 5', mais en plus cool", résume-t-elle.
Particularité du programme : une dimension compétitive, puisque les téléspectateurs sont invités à voter pour désigner la plus belle rénovation. À la clé : 10.000 € en bons d'achat pour les vainqueurs, valables chez des enseignes de travaux et décoration. "Demander l'avis du public, c'est toujours agréable", estime Sophie Ferjani. "Certains candidats ouvrent des chambres d'hôtes, ça permet de mettre en lumière leur travail."
Au-delà du spectaculaire avant/après, l'émission met aussi en lumière les réalités économiques et écologiques de la rénovation. "On parle aussi beaucoup de rénovation énergétique, qui est bonne pour la planète et pour notre porte-monnaie", souligne l'animatrice. Et de rappeler que "certains participants n'avaient pas les finances pour acheter une maison, mais ont investi dans une ruine afin d'habiter, à terme, dans un 200 m²."
"On espère que le programme s'installera dans la durée", ajoute-elle, imaginant déjà une déclinaison hebdomadaire façon "Chasseurs d'appart" : "Cela pourrait être intéressant. Je vais leur suggérer, c'est en effet, plus facile de consommer huit petites émissions découvertes qu'un prime."

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