En cette saison d’élection présidentielle, France Télévisions avance ses pions et se prépare à toutes les éventualités. Et notamment à celle où Raphaël Glucksmann, fondateur de France Publique, annonce briguer l’Elysée. Sa candidature a encore pris du poids lors du meeting d’Aubervilliers lors duquel le dirigeant politique a promis que son camp allait "ramener la gauche au pouvoir". Léa Salamé est donc plus que jamais sur un siège éjectable, elle qui a mis dans la balance son rôle de présentatrice du "20 Heures" en cas d’aspiration de son compagnon à la magistrature suprême. "Évidemment nous en parlons et qu’une candidature aurait des implications majeures sur nos vies, la sienne en particulier", avait concédé au "Parisien" le député européen.
Joker de la présentatrice, Jean-Baptiste Marteau suit forcément cette actualité avec attention. Son nom est en effet logiquement cité en cas de défection de l’habituelle titulaire. Dimanche, dans "Purémédias l’hebdo", le journaliste a été interrogé sur cette hypothèse par Virginie Guilhaume. "Quoi qu'il arrive, Léa Salamé restera la titulaire du '20 Heures' l'année prochaine", a d'abord évacué le fidèle soldat du service public. "Beaucoup d'inconnus" entourent encore cette équation résoluble seulement et seulement si Raphaël Glucksmann annonçait sa candidature, peu importe la date. "S'il se déclare en octobre, elle se retirera à ce moment-là, le temps de la campagne", a assuré Jean-Baptise Marteau.
Les deux collègues échangent en permanence sur tous les sujets, dont celui-ci. Et à voir son admiration pour sa camarade, l'intérimaire de luxe ne s'imposera jamais à la place du capitaine du JT du soir. "Léa a beaucoup insisté en arrivant au '20 heures" pour que je devienne son joker. On a une complicité très forte, c'est quelqu'un que j'admire énormément, notamment par sa force de travail et sa capacité à emmener les équipes à révolutionner le journal. C'est quelqu'un qui m'impressionne tous les jours", souligne-t-il.
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Mais face à l'insistance de son interlocutrice, celui qui orchestrera le journal tout l'été à partir du 25 juillet a fini par admettre qu'il serait "prêt pour la suppléer" et qu'il en ressentait l"envie". "Vous imaginez qu'on parle de toutes ces hypothèses parce qu'on sait que cette possibilité peut arriver depuis plusieurs mois. On la prépare, il n'y a pas d'improvisation", révèle le préposé à la transition. Tout est donc prévu pour assurer son remplacement ponctuel.

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