"Un géant de la télévision". Laurent Delahousse s'est rendu à Carnac, terre de Charles Biétry, pour prendre des nouvelles du célèbre journaliste sportif. Un homme que le présentateur du "20h30 dimanche" connaît depuis "30 ans". C'est donc avec beaucoup d'émotion qu'il est revenu avec l'ancien patron des sports de Canal+ sur son combat contre la maladie de Charcot, qui lui a été diagnostiquée il y a quatre ans. Rendu muet par cette pathologie neurodégénérative, l'ex-commentateur a réussi à transmettre ses mots "toujours plus forts" au journaliste de France 2 grâce à l'intelligence artificielle. "Tant que les poumons résistent, je suis toujours dans le match et vivant", résume avec le sourire ce passionné de ballon rond, toujours alerte en ces temps de Coupe du monde.
À la fin de leur entretien, l'émotion a atteint un pic lorsque Laurent Delahousse a évoqué avec son hôte le paysage de Carnac, "beau et vif, comme vous". Un décor qui a d'ailleurs inspiré le titre de l'ouvrage "La dernière vague" écrit récemment par Charles Biétry. "Qu’est-ce que cette dernière vague représente pour vous aujourd’hui ?", lui alors demandé le chef d'orchestre du "20 Heures", des trémolos dans la voix. Ses yeux ont brillé à l'écoute de l'explication poignante du "Menhir". "Monique, ma femme, a inventé notre maxime : on rira jusqu'au bout", a glissé avec malice celui qui se bat pour mourir dans la dignité. Et de poursuivre : "Pas facile, mais on a le plus beau renfort qui soit : nos vagues. Aujourd’hui, la première est toute petite, toute mignonne, pelotonnée au milieu des autres, et elle ne semble lever la tête qu’en arrivant aux abords du rivage. Elle est douce, tendre, légèrement arrondie, accrochant parfois quelques rubans d’écume pour paraître encore plus jolie. La dernière vague, je ne sais pas où elle est... Peut-être cachée tout près, peut-être au large de Carnac, honnêtement, je préférerais..."
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Tout au long de leur rencontre, Laurent Delahousse s'est montré bouleversé par le courage et la force de ce transmetteur d'émotions dans la cabine de commentateurs. Charles Biétry a notamment confié qu'il s'était fixé certaines limites dans sa thérapie, comme celle de ne pas vouloir "installer un appareil qui (lui) permettra d’étouffer moins vite". "C’est sans moi", a-t-il lâché. Avant d'expliquer les raisons déchirantes : "Depuis les premières alertes, voici huit ans, et le verdict officiel quatre ans plus tard, mon formidable kiné et moi avons insisté sur le système respiratoire et les jambes. Pour le moment, je considère que ça va ! Pour le moment...
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