Le château de Dammarie-les-Lys réouvre ses portes le 10 octobre à une nouvelle promotion. Les apprentis artistes seront encadrés par une équipe pédagogique bien remaniée et chaperonnée par Mosimann. Ladji Doucouré continuera de faire transpirer les élèves récalcitrants au sport matinal, comme l'eut fait dans le passé Christophe Pinna. L'ancien champion du monde de karaté a aidé les académiciens à se dépasser pendant quatre saisons, de 2005 à 2008. Aujourd'hui, il ne porte plus le même regard sur un programme ressuscité après quelques années d'absence sur TF1. Dans l'émission Youtube "La Baze", l'ancien enseignant a scellé définitivement sa collaboration avec le télé-crochet, prenant une position radicale qui pourrait faire du bruit.
"J'ai des valeurs qui sont aujourd'hui ancrées. Il y a des choses que je n'accepterais pas, des choses que la société accepte que je ne veux pas accepter", a confié Christophe Pinna au sujet d'une émission qui véhiculerait des idées éloignées de ses propres convictions. Il a alors pris l'exemple des drag queens pour appuyer son propos. "On fait rentrer cette minorité pour expliquer que c’est bien. Elles font ce qu'elles veulent mais ce ne sont pas les bonnes valeurs à véhiculer à des jeunes", estime-t-il, conscient qu'il pourrait s'attirer des ennemis après cette interview. "Ce n'est pas l'éducation que j'ai envie de donner, et je l'assume", insiste le père de famille. Plusieurs figures de cet art sont venues rendre visite aux candidats, dont Victor, qui n'a jamais caché sa queerness et son activité de drag en dehors du château.
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La question d'un retour dans la "Star Ac" ne se pose donc plus à partir du moment où le coach sportif se sent en contradiction avec la ligne éditoriale du format et les moeurs de la société. "Quand tu n'es plus en accord avec certaines mentalités, c'est à toi de t'effacer", assure celui qui réfute la présence de drag queens ou la valorisation de certains codes vestimentaires. "Si on leur explique que c’est bien que les hommes s'habillent comme des femmes, mettent des talons et tout, je ne préfère pas venir. Je n'ai plus ma place", a-t-il déclaré face à la caméra de Sasha Elbaz. "Ce qui me gêne, c'est de venir leur expliquer que c'est bien, qu'il faut que ça rentre dans leur culture".
Déjà par le passé, Christophe Pinna avait taclé le programme en raison de la place du sport réduite à peau de chagrin dans le planning des dernières éditions. "On dirait que c'est de l'occupationnel, du jeu, contrairement à mon époque. On ridiculise le sport et le prof' par la même occasion. Quand je vois ça, ça me fait mal", déplorait celui qui regrette ce nivellement vers le bas, le poussant à s'éloigner du circuit.
