Pierre Ouzoulias se serait bien passé de cette mésaventure, mais elle a, au moins, eu le mérite d'ouvrir le débat. En pleine intervention lors d'une séance nocturne au Sénat, le vice-président de la chambre haute du Parlement a été pris de vomissements. Le média "Frontières" a jugé bon de publier sur le réseau social X les images de cet incident présentées comme une "exclu". La séquence est alors rapidement devenue virale, et le responsable politique a été contraint de lever le voile sur les raisons de son malaise. Il a ainsi révélé souffrir d'une maladie "incurable mais bénigne", appelée le syndrome de Gilbert. "Cette situation résulte d'une maladie génétique qui peut provoquer de tels symptômes en cas de fatigue importante ou de stress", a expliqué l'élu, qui a reçu un élan de soutien inattendu, venu de la sphère politique et médiatique.
Dirigeants et journalistes ont également dénoncé le caractère dégradant de la publication et ont accusé le relayeur de cette vidéo de pratiques jugées contraires à l’éthique journalistique. A l'inverse de BFMTV, qui a retiré la vidéo de sa plateforme numérique, "Frontières" n'a apporté aucun rectificatif. L'un de ses journalistes a même enfoncé le clou sur les réseaux sociaux en indiquant que les sénateurs "se gavent tellement de l'argent des contribuables qu'ils en vomissent". L'allégation a été répétée au concerné par le présentateur Antoine Comte à l'antenne du "23h" de Franceinfo. "C'est diffamatoire, et je me réserve la possibilité de poursuivre ses propos en justice", a réagi Pierre Ouzoulias. "Ça me rappelle la propagande fasciste des années 30. On est dans cette ambiance, et je suis très inquiet pour la suite", déplore le membre du Parti communiste, pour qui ces attaques visent l'institution sénatoriale. Puremédias vous propose de visionner cet extrait d'interview dans la vidéo ci-dessus.
Le lendemain matin, Pierre Ouzoulias a continué son réquisitoire contre le site d'extrême droite en partageant un message sur X pour faire valoir "une exigence démocratique". "Nous ne pouvons plus tolérer des zones de non-droit. Les événements de ces derniers jours ne sont pas des dérapages isolés de la part de Frontières. C’est le symptôme d’une absence criante de règles communes et de limites. Si ce 'média' peut bafouer la dignité humaine, c’est aussi parce qu’on les laisse faire. Face à cette dérive, la France doit assumer ses responsabilités et s’imposer", souligne le vice-président PCF du Sénat, accueilli par de longs applaudissements à l'hémicycle le lendemain de ses nausées.

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