Soleil au beau fixe pour "Météo à la carte". Lancée en 2012 à la mi-journée sur France 3, l'émission abordant le climat à travers des sujets de la vie quotidienne est devenue l'un des rendez-vous préférés des téléspectateurs du service public. Le magazine quotidien incarné par Laurent Romejko et Marine Vignes ne cesse de gagner des fidèles, rassemblant régulièrement entre 1 et 1,5 million curieux devant les reportages tournés en régions. "Nous ne sommes par revanchards… mais c’est une belle revanche", note dans les colonnes du "Parisien" l'animateur, devenu, un peu malgré lui, l'un des visages des prévisions climatiques. Il a en effet quitté la présentation des bulletins pour lancer ce format inédit, promis à un flop par beaucoup de sceptiques.
"Quand on a annoncé l’émission, beaucoup se marraient", concède dans "Le Parisien" celui qui a aussi longtemps joué les arbitres des "Chiffres et des Lettres". "Pour eux, la météo, c’était deux minutes avant le JT, deux minutes après, et puis basta. Ils avaient sous-estimé que c’était un vrai sujet transverse qui impacte tout : la politique, l’économie, la géopolitique", avance-t-il pour expliquer cet engouement. Programmée pour 35 minutes, l'émission s'étire désormais en longueur avec "Météo à la carte, la suite" et occupe 1h30 sur les grilles de la Trois. Sans que cette prolongation n'use l'enthousiasme de l'un de ses incarnants. "Nous réfléchissons encore à faire grandir le rendez-vous…", envisage-t-il.
"Météo à la carte" a été le point de départ d'un documentaire inédit, baptisé "Finistère, ces Bretons du bout du monde", au cours duquel Laurent Romejko partait à la découverte de l’ouest de péninsule bretonne. Diffusé en début d'année, ce film pourrait donner naissance à d'autres numéros sur le même thème et ainsi permettre à son géniteur de diversifier ses activités. Car, depuis la fin du jeu de consonnes et voyelles, le complice d'Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard aurait pu tourner en rond. "Ne présenter que des bulletins météo pendant aussi longtemps, au bout d’un moment, cela aurait pu être un peu lassant. Ce qui me permettait de continuer, c’est que je faisais les deux", admet le fringuant sexagénaire, qui a trouvé un second souffle avec ce projet auquel pas grand monde ne croyait.
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