La Société Miss France tape du poing sur la table. Ce jeudi 28 mai, l'organisation qui a permis le couronnement en décembre dernier de Hinaupoko Devèze a annoncé qu'elle n'enverrait pas de représentante cette année au concours de beauté Miss Univers. En cause, les nombreux ratés qui ont jalonné la cérémonie en 2025, qui s'était clôturée avec l'élection de Fátima Bosch, Miss Mexique.
"La société Miss France annonce sa décision de ne pas participer à l’édition 2026 du concours Miss Univers. Cette décision s’inscrit dans une volonté de rester fidèle à l’identité, aux engagements et aux valeurs du concours Miss France, qui à ce stade, ne sont plus en adéquation avec l’évolution et les orientations récentes du concours international, suite notamment aux nombreux dysfonctionnements de l’édition 2025, a ainsi déclaré l'organisation dans un communiqué de presse. Il s’agit d’une décision prise pour l’édition à venir. La société Miss France restera attentive aux évolutions futures du concours et espère pouvoir y participer à nouveau, dans un avenir proche." Pour Frédéric Gilbert, patron de la société Miss France, il en va de sa "responsabilité de garantir la fidélité et l’intégrité à nos valeurs et à l’identité du concours Miss France. La décision prise aujourd’hui s’inscrit dans cette exigence". C'est Ève Gilles, Miss France 2024, qui avait représenté la France à Miss Univers en novembre 2025 : elle avait terminé loin du podium, dans le top 30.
"Je ne peux prendre la responsabilité d’envoyer une jeune femme à un concours alors que je ne sais pas comment il va se dérouler, quelles seront les règles d’équité et morales, comment les candidates vont être gérées… L’organisation est opaque, ils ne communiquent pas beaucoup, et je ne peux pas fermer les yeux seulement parce qu’il s’agit d’un concours international", a expliqué Frédéric Gilbert à "Paris Match". "J’attends ensuite de voir comment se déroule cette édition pour envisager un potentiel retour en 2027", a-t-il ajouté.
L'édition 2025 de Miss Univers, décriée pour des soupçons de manipulation autour de la sélection des finalistes, avait été également marquée par le comportement problématique de Nawat Itsaragrisil, membre du comité Miss Univers Thaïlande, pays hôte de l'élection, et animateur du concours. Ce dernier avait pris à partie la future gagnante de l'édition, Fátima Bosch, lui reprochant de n'avoir pas fait la promotion du pays sur ses réseaux sociaux. Une affaire qui avait créé un début de crise diplomatique avec le Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum ayant carrément pris la parole pour défendre sa représentante, soulignant "son courage et sa dignité".
L'élection de Fátima Bosch en elle-même avait également suscité la polémique, certains soupçonnant du favoritisme puisque Raúl Rocha, le co-propriétaire du concours Miss Univers, est également mexicain. Ce dernier enfin avait suscité l'indignation en raillant Olivia Yacé, Miss Côte d'Ivoire et 4ème dauphine de Fátima Bosch : il avait sous-entendu que sa nationalité aurait été une entrave au bon déroulement de son règne si elle avait été élue car elle aurait dû solliciter l'obtention de très nombreux visas pour pouvoir voyager à l'international. Une attaque qui avait poussé la reine de beauté à démissionner de ses titres de Miss Univers Afrique et Océanie, acquis dans le cadre de l'élection.

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