Nicolas Hulot© Abaca
Un conflit à 7 millions d'euros. Selon les informations de "L'Informé", TF1 a été condamnée par le tribunal de commerce de Nanterre à payer 6,9 millions d’euros de dommages à Nicolas Hulot. Raison du litige ? La vente par TF1 à l'Oréal de la marque Ushuaïa pour 27,5 millions d’euros en octobre 2024. En contrat avec l'ancien présentateur depuis 1994, le groupe audiovisuel lui avait alors annoncé la résiliation de leur accord quelques mois plus tôt fin 2023.
Nicolas Hulot a alors saisi la justice. "Pour indemniser le préjudice, le tribunal a décidé d’octroyer à Nicolas Hulot un quart du produit de la vente de la marque à L'Oréal, étant donné que le deal de 1994 accordait à l’animateur un quart des recettes brutes, peut-on lire chez nos confrères. TF1 refusant de communiquer le montant versé par le géant des cosmétiques, les juges se sont donc basés sur… les révélations de la presse, d’où les 6,9 millions octroyés". En effet, selon le "Nouvel Obs", ces licences ont rapporté à TF1 91 millions d’euros entre 1992 et 1997. Pour sa part, TF1 chiffrait les ventes de produits brandés "Ushuaïa" à 100 millions d’euros en 2000. TF1 peut toujours faire appel de cette décision, mais ni le groupe, ni l’avocat de Nicolas Hulot Alain Jakubowicz n'ont répondu aux sollicitations de "L'Informé".
Selon nos confrères qui se sont procurés le jugement, les deux parties ne se sont pas fait de cadeau pendant la procédure. "TF1 a rappelé que 'l’image et la réputation de M. Hulot ont été substantiellement dégradées par les affaires de viols et d’agression sexuelles sur mineur'. Certes, l’affaire a été classée sans suite, 'mais uniquement pour prescription'", ajouté la défense du groupe audiovisuel, qui affirmait encore que si l'ancien ministre s'était fait discret depuis plusieurs années, c'est parce qu'il est "parfaitement conscient que son nom est de nature aujourd’hui à desservir les causes et les marques auxquelles il peut être associé". De son côté, Nicolas Hulot accusait son ancien employeur d'avoir modifié les termes du contrat qui les liait après sa signature. "Cette rétrocession est consentie pour une durée de dix années, obligatoirement reconductible tous les cinq ans", était-il indiqué dans la première version. Le mot "obligatoirement" aurait ensuite été raturé par TF1. Si Nicolas Hulot assure avoir contesté, et fourni au tribunal une lettre envoyée par fax, "les investigations menées par TF1 n’ont pas permis de confirmer la réalité de cet envoi", a répondu le groupe.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2