C'est une nouvelle journée tendue aujourd'hui en France aux abords des lycées : plus de 300 établissements ont été bloqués ce mardi 29 septembre à l'appel de l’Union Syndicale Lycéenne (USL), en marge de la journée de mobilisation dans la fonction publique et dans le cadre d'un mouvement qui dure depuis plusieurs jours maintenant. Plusieurs équipes de journalistes ont été dépêchées pour couvrir cet évènement débuté la semaine dernière en Ile-de-France. Envoyée à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, une équipe de BFMTV a été victime de violences ce mardi matin.
"Depuis plusieurs jours, les journalistes de BFMTV rendent compte des blocages dans les lycées et tendent le micro aux élèves et aux enseignants sur notre antenne. Ce matin, une équipe de BFMTV a pu faire son travail dans de bonnes conditions à Saint-Denis, en région parisienne, entre 6h et 10h du matin, jusqu'à ce que des personnes décident soudainement de les insulter et de les agresser physiquement, les poussant à quitter immédiatement les lieux, s'est indignée la Société des Journalistes de BFMTV dans un communiqué. Quand cela va-t-il s'arrêter ? La SDJ de BFMTV condamne fermement ces agressions et ces violences verbales, et apporte tout son soutien aux journalistes sur le terrain. Ces comportement sont inacceptables. La liberté d'informer et d'exercer notre métier est et doit rester un droit fondamental." "Des journalistes, pris à parti, agressés, molestés. Jusqu'où, jusqu'à quand ???", a vivement réagi sur X Apolline de Malherbe, visage de RMC et BFMTV.
Un peu plus tard, la SDJ de BFMTV est de nouveau montée au créneau, cette fois pour dénoncer les propos du maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine Bally Bagayoko. En réaction à une vidéo dans laquelle une jeune lycéenne expliquait que l'équipe de journalistes de BFMTV victime de violences le matin avait été bannie des abords de son lycée car la chaîne était considérée comme un média "raciste", l'édile a commenté sur "X" : "Elle a raison !". La déclaration de trop pour la Société des Journalistes du canal 13 : "La réaction sur 'X' de M. Bagayoko aux violences dont nos collègues ont été victimes est inadmissible. Un élu de la République ne devrait pas soutenir les violences contre les médias", a-t-elle affirmé dans un message également posté sur "X".
Dans l'après-midi, Fabien Namias, directeur général de BFMTV, s'est adressé à ses équipes dans un mail que Puremédias a pu consulter. Après avoir jugé inacceptable l'agression des journalistes survenue ce matin et confirmé que la chaîne allait porter plainte, il est revenu sur le tweet de Bally Bagayoko. "Un élu a jugé utile, sur ses réseaux sociaux, d’approuver cette violence. Aucune conviction, aucun engagement ne saurait justifier cette brutalité scandaleuse. BFMTV restera mobilisée sur tous les terrains, pour rapporter les faits, au service de l’information du public. En veillant à la sécurité de nos journalistes", a-t-il conclu.