Les plateaux de Julie Hammett virent décidément à la foire d’empoigne depuis plusieurs débuts de week-end. Déjà le 28 septembre dernier, la présentatrice de BFMTV avait connu toutes les peines du monde pour apaiser les tensions entre ses intervenants sur la question de la pédocriminalité dans l'Église. Mais le volume est encore monté de plusieurs tons, ce vendredi, alors que le débat du jour tournait autour des mobilisations lycéennes et des revendications de la jeunesse. Une débatteuse a carrément quitté son fauteuil en plein direct car ne pouvant pas s’exprimer dans la cacophonie ambiante. La journaliste a, elle, perdu toute maîtrise de son antenne.
La joute verbale a opposé Elsa Marcel et Matthieu Valet, respectivement militante d’extrême gauche et député européen RN, aux arguments contraires sur le sujet. "Vous allez vous taire", lui a ordonné la première, accusée par son interlocuteur de "débiter des contre-vérités". "On n’est pas dans la rue ici, vous n’êtes pas dans un meeting de Révolution permanente", a rétorqué son adversaire politique. Débordée et voyant la philosophe Bérénice Levet se diriger brutalement vers les coulisses, Julie Hammett a souhaité mettre un terme à cette querelle. "Elle quitte le plateau parce que vous ne m’autorisez pas à lui donner la parole ! C’est un truc de fou, ça fait dix fois que je vous demande", s’est énervée l'incarnante de "Hammett Week-end".
Sa modération a convaincu son invitée de se rasseoir et d'enfin exprimer sa position. "Elle nous étiquette avant même qu’on ait eu le droit de prendre la parole, moi je n’appartiens à aucun mouvement", estime l'essayiste et contributrice à "Valeurs actuelles", très en colère envers Elsa Marcel. "Mais vous êtes proches de 'Valeurs actuelles'", lui a rappelé cette dernière. La phrase de trop pour Bérénice Levet, qui a dégoupillé : "En quoi cela me disqualifie ? Et alors ?"
Irritée contre ces échanges non-constructifs, Julie Hammett a essayé de reprendre la parole, avec difficulté, pour appeler au calme. "S'il vous plait, est-ce que vous pouvez tous m'écouter ?", l'entend-on dire au milieu du vacarme général. "Il est essentiel que l’on puisse débattre dans le calme", a assuré la présentatrice débordée...et inaudible pour ses invités bien agités. Car, la trêve fut de courte durée. "Pardon, mais c'est compliqué parfois d'en caser une", a-t-elle conclu, fataliste, cette séquence hallucinante. Puremédias vous propose de la découvrir dans la vidéo ci-dessus.
