La séquence avait fait du bruit, et il y aura peut-être des suites judiciaires. Il y a deux semaines, Cyril Hanouna relayait dans son émission "Tout beau, tout n9uf" un article paru sur le site du quotidien régional "Ouest-France". Il n'était là aucunement question d'encenser le travail du journaliste, bien au contraire, l'animateur n'ayant que peu apprécié le contenu du papier, qui s'interrogeait sur la place prise par les sujets politiques dans l'émission de W9 (alors que le groupe M6 avait assuré, lors du recrutement de Cyril Hanouna, que l'animateur ne proposerait que du divertissement).
"[Cet article] c'est 'Ouest-France', ils ont la chaîne NOVO19, qui est un concurrent. Enfin, un concurrent... ils font 0% de part d'audience les pauvres. Si ils veulent qu'on les aide, il y a aucun problème, avait notamment lancé l'animateur avant d'évoquer le CV de Maxime Fettweis, journaliste ayant collaboré avec de nombreux médias au cours de sa carrière (dont Puremédias) et de lui reprocher des articles le visant régulièrement, lui ou le groupe de Vincent Bolloré.
"Si le droit à la critique est évidemment légitime, 'Ouest-France' n’acceptera jamais ce genre d’intimidation et entend défendre l’honneur et l’intégrité de ses journalistes", avait rapidement réagi la direction de la rédaction du journal régional, après avoir souligné la qualité du travail de son journaliste, ce dernier ayant "respecté scrupuleusement les règles du débat contradictoire". Quelques jours plus tard, on apprend qu'un collectif, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) a déposé plainte devant le parquet de Paris. Le site "Marie France", qui révèle l'information, précise que l'association réclame notamment le placement en garde à vue de l'animateur de W9. Pour Michael Bastien, président fédéral de la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines, les propos tenus à l'antenne par Cyril Hanouna à l'encontre de Maxime Fettweis sont des "procédés parfaitement humiliants". Le collectif évoque dans sa plainte quatre qualifications pénales, selon "Marie France" : harcèlement moral par instigation, complicité de harcèlement moral, diffamation publique et injure publique. "On n’utilise pas sa notoriété pour nuire à autrui !", a réagi Michael Bastien auprès du "Parisien", qui s'est également fait écho de cette plainte.