Après son retour gagnant avec "Le Bigdil" sur RMC Story, Vincent Lagaf' continue de s'éclater sur le groupe RMC/BFM, qui lui permet d'allier son métier d'animateur télé et sa passion pour l'automobile. En plus de "SOS Garage" et "Duel 2 mécaniques", il lance, ce mardi 3 juin 2026, "Monster Garage" sur RMC Découverte. Dans ce format venu tout droit des États-Unis, le but de Vincent Lagaf' est de transformer un véhicule ordinaire en un monstre mécanique extraordinaire. Pour cette grande première, le défi est à la hauteur de la légende : transformer une limousine Lincoln en une base nautique mobile capable de transporter 4 jet-skis et de les mettre à l'eau. Pour se faire, l'animateur s'entoure de ses 2 experts, Pascal l'ingénieur et JC le couteau-suisse, pour relever le défi en 5 jours, avec seulement 2.000 euros et l'obligation de garder le châssis de série. Vincent Lagaf' s'est confié sur ce nouveau projet dans une interview accordée à Puremédias.
Propos recueillis par Mathis Ferrut
Puremédias : Comment vous est venue l'idée d'adapter "Monster Garage" en France ?
Vincent Lagaf' : J'avais envie de faire Monster Garage depuis très longtemps. C'est un projet qui traîne depuis une dizaine d'années. Je tannais Stéphane Sallé de Chou (Directeur Général du Pôle Entertainment chez Altice Media, ndlr.), mais la chaîne RMC n'a pas les moyens de Paramount, de Discovery ou de TF1. Il m'avait dit : 'Ça coûte trop cher, on n'a pas les moyens de racheter les droits'. J'avais donc réécrit l'émission et, de fil en aiguille, on s'est dit que tant qu'à faire quelque chose, autant faire un projet qui tienne de l'original. Il m'a dit : 'Écoute Vincent, d'accord, vas-y, c'est bon, fonce'.
Quelles sont les différences entre les versions américaines et françaises ?
Moi, j'avais quand même envie de me démarquer. Je voulais vraiment 'franciser' l'émission. Jesse James (l'animateur de la version américaine, ndlr.) est un préparateur reconnu à Las Vegas. Pas moi. On sait que j'ai été mécanicien, mais je suis profane en ce qui concerne la customisation. Jesse James faisait venir quatre mécaniciens qui ne se connaissaient pas dans un garage, toujours le même, et il leur proposait un défi qu'il avait lui-même imaginé. Nous, on a voulu se démarquer un peu. On garde quand même l'esprit qui consiste à prendre un véhicule, quel qu'il soit, et à le transformer en un autre truc complètement barré. Et plus c'est barré, plus c'est drôle. Plus c'est fou, plus c'est dangereux, plus c'est drôle. La différence, c'est que je ne fais pas venir des mécaniciens dans un endroit qui sera toujours le même : c'est moi qui vais chez les mécaniciens. Je ne prends pas quatre mécanos qui ne se connaissent pas, mais quatre mécanos qui se connaissent, qui sont tous issus soit de la même concession, de la même équipe, de la même boutique, de la même association ou du même garage. Bref, je prends quatre mecs qui se connaissent, on va dans leur garage et on leur fait relever un défi en parallèle de leur passion. Pour une première, j'avais envie de mêler la mécanique et le jet-ski. La prochaine sera uniquement sur la moto. Après, on aura des défis concernant des mécaniciens poids lourds, des mécaniciens agricoles, des mécaniciens nautiques. On va vraiment se lâcher.
Étiez-vous libre de faire ce que vous vouliez ou aviez-vous une charte à respecter ?
De toute façon, il n'y avait pas 36.000 chaînes qui pouvaient faire cette émission. Il est vrai qu'on n'a pas eu beaucoup à lutter. On a dit : 'C'est soit je fais ce que je veux, soit on ne fait pas'. Mais on va garder l'esprit 'Monster Garage'. En revanche, ne me demandez pas de faire ce que les Américains font parce que, d'abord, on n'a pas les mêmes moyens. Eux, ils le font en cinq jours ouvrés, mais il y avait encore derrière de la carrosserie, de la peinture, etc. Nous, on a totalement laissé tomber cet esprit de finition. Je voulais vraiment avoir des machines qui ressemblaient plus à l'esprit 'Mad Max' qu'à un résultat fini. Jesse James, lui, peaufinait la peinture, les petits détails. Nous, non. Mais, le principe reste le même : quatre mecs, un défi. Si c'est réussi, ils gagnent une grosse servante ; si c'est un échec, on met tout dans une presse et on leur donne un cube de ferraille.
Est-ce que vous avez une petite anecdote de tournage, qui ne sera pas forcément diffusée, à nous raconter ? Une difficulté particulière ?
Sur celle-là... On a eu une anecdote qui a failli faire capoter le défi pour les candidats. Parce que nous, finalement, une fois que le défi est lancé, il est lancé. La petite anecdote, c'est que quand on a mis la limousine dans l'eau, nous étions en plein hiver. Les capitaineries n'avaient pas encore nettoyé les cales de mise à l'eau, donc il y avait énormément de mousse. Comme c'est une traction et que quand on enlève les jet-skis, il n'y a plus aucun poids à l'arrière, on s'est dit : 'Pourvu que la voiture ne parte pas à la flotte', parce que là, il y aurait eu une pollution qui m'aurait gêné, car c'est ma région, c'est ma mer... On a donc attaché la voiture au Dodge en sécurité. On ne le voit pas à l'image, mais on a bien fait, parce que quand il a fallu ressortir, il a fallu donner un tout petit coup de câble, sinon on ne sortait pas la voiture. Et ça, on ne pouvait pas le reprocher aux équipes, ils ne sont pas responsables de l'état de la cale de mise à l'eau. On a donc mis, sur dix centimètres, un petit coup de câble pour que ça parte.
En tant que passionné, lequel de vos véhicules personnels seriez-vous prêt à confier ?
J'ai un vieux Ford Ranchero, un vieux pick-up de 1972 avec un énorme moteur dedans. Ce n'est pas une transformation énorme, mais je voudrais en faire un pick-up cabriolet. Le problème pour faire un pick-up cabriolet et pour pouvoir l'assurer et le passer aux Mines, c'est qu'il faut l'autorisation du constructeur. On a envoyé un courrier par l'intermédiaire d'Olivier Di Stefano (expert dans l'émission "Top Mecanic", ndlr.). Il m'a dit : 'Écoute, si tu n'as pas l'autorisation, tu pourras le transformer, en faire un cabriolet, mais tu ne pourras pas l'assurer, donc pas le passer aux Mines, et tu pourras te le mettre autour du cou'. Si je trouve la possibilité d'avoir l'autorisation de Ford États-Unis, je le ferai. Sinon, j'ai une moto Benda qui est déjà tellement transformée que je ne vois pas trop ce qu'on pourrait lui faire de plus. J'ai une Harley qui est également bien customisée, surtout au niveau mécanique. J'ai aussi une Kangoo. On a un défi comme ça. On va donner le véhicule à une entreprise de mécanique agricole. Je voudrais amener sur le plateau la Kangoo et une grosse tondeuse autoportée, et dire aux mecs : 'Vous adaptez la mécanique de coupe sur la Kangoo, vous faites en sorte que toute l'herbe soit stockée dans la Kangoo, et on va tondre la pelouse du Stade de France'. Avec une condition : le mec qui conduira aura un équipement de plongée, parce que je compte bien à ce que la voiture soit pleine d'herbe et qu'il soit obligé d'avoir une bouteille de plongée pour respirer (rires).
Qu'est-ce qui va surprendre les téléspectateurs qui s'attendent simplement à une émission sur les voitures ?
Ce qui va les surprendre, c'est de voir qu'on n'est pas à 100 % dans la mécanique. Il y a de la déconne, du rire, de l'humour, de l'émotion et du défi. Et puis, ce qui va les surprendre, c'est de voir qu'à 67 ans, je tiens toujours la route !
Pour découvrir le premier épisode de "Monster Garage", rendez-vous ce mercredi 3 juin à partir de 21h10 sur RMC Découverte.

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