C'était en mai dernier. Mariem Hamidat, directrice de collection de la série de TF1 "Plus belle la vie, encore plus belle", était évincée de la série suite à la publication d'une enquête de "Libération" dénonçant son management brutal. Plusieurs sources témoignaient des méthodes de travail toxiques de la showrunneuse, qui était aussi accusée de répartir à sa guise les points SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques), permettant la rémunération des auteurs. Le conjoint de Mariem Hamidat, Thomas Fecchio (responsable de l'Atelier arches A, qui donne naissance aux principales intrigues de "Plus belle la vie, encore plus belle") en aurait été largement bénéficiaire, et était lui aussi au cœur de cette enquête de "Libération" et décrié pour ses coups de sang réguliers. Il avait été remercié de la série en avril, à l'époque de la publication de l'article de nos confrères.
Plusieurs mois ont passé depuis le départ de Thomas Fecchio et Mariem Hamidat des coulisses de "Plus belle la vie, encore plus belle", mais ces derniers ont visiblement encore des comptes à régler. Sur le réseau social "X", Thomas Fecchio a, le 23 octobre, accusé la production de la série de TF1 d'avoir utilisé un élément d'intrigue proposé par ses soins au mois d'avril, avant son départ. Et ce sans lui proposer rémunération. "Le mardi 21 avril 2026, lors d'une réunion avec les chargés de programme de TF1 et les représentants de la production, j'ai pitché le texte sur lequel je travaillais avec deux autres auteurs en vue de ce qui devait être la 45e arche narrative de la série 'Plus belle la vie, encore plus belle'. Le texte mettait notamment en scène le personnage de Chloé [Valentine Goujon, ndlr] qui enquêtait dans un entrepôt sur une mort suspecte après avoir intégré une société de nettoyage." Le scénariste poursuit : "À mesure de la diffusion des épisodes de ces trois dernières semaines, j’ai relevé plusieurs similitudes entre la proposition à laquelle j’ai contribué et l’intrigue diffusée."
Pour Thomas Fecchio, le problème principal repose sur le fait qu'il n'est pas crédité au générique, ne pouvant donc pas prétendre aux fameux points SACD. "Mon avocate a soumis à la SACD une revendication accompagnée des textes et échanges concernés, afin de faire examiner la prise en compte de ma contribution dans les crédits et la répartition des droits, a-t-il indiqué. Je souhaite que cette démarche permette de clarifier la situation et de faire reconnaître les droits attachés à ma contribution, dans le respect du travail et des droits des autres auteurs", a-t-il conclu.
